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L'état des trottoirs de Sherbrooke critiqué par des citoyens à mobilité réduite

Kevin Dupont – TVA Nouvelles

Plusieurs citoyens à mobilité réduite déplorent l'état des trottoirs en Estrie.

C'est le cas d'Alain Lapointe, qui se déplace uniquement en quadriporteur depuis maintenant 4 ans. Il souffre de diabète de type 1 depuis sa naissance et il a perdu l’usage de ses jambes à cause de la maladie.

L’homme de 57 ans considère que  l’état de certains trottoirs et accotements à Sherbrooke laisse à désirer, ce qui les rend presque impraticables.

«Rouler à l'heure de pointe sur les routes, c'est l'enfer! On a environ six pouces de large pour circuler le long du chemin, c'est presque suicidaire de se promener en quadriporteur ici», explique Alain Lapointe.

Pourtant, la loi est claire en ce qui à trait aux endroits où les véhicules qui aident à la mobilité motorisée circulent : les personnes se déplaçant en quadriporteur peuvent circuler sur les trottoirs et les voies cyclables, à l’extrême droite de la chaussé ou sur l’accotement des routes de moins de 50 km/h.

Toutefois, sur les routes de plus de 50 km/h,  l’accotement doit avoir une largeur d’au moins un mètre.

À Sherbrooke, la loi ne semble pas respectée partout. Près d'un carrefour giratoire du boulevard Industriel à Sherbrooke, Alain Lapointe n’a pas eu le choix de rouler sur la pelouse pour éviter d'être frôlé par les voitures.

Monsieur Lapointe s’est adressé à la ville à deux reprises dans les derniers mois pour que des correctifs soient apportés. Ses requêtes sont toutefois demeurées sans réponse.