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Transat conseillée par la firme de Raymond Bachand

Sylvain Larocque | Journal de Montréal

Archives/Agence QMI

Le cabinet d’avocats qui conseille le comité spécial chargé de la vente de Transat est nul autre que Norton Rose Fulbright, où l’administrateur en chef du voyagiste, l’ex-ministre Raymond Bachand, travaille comme conseiller.

Or, M. Bachand fait lui-même partie de ce comité, qui a été formé en décembre avec des membres du conseil d’administration de Transat.

« Raymond, évidemment, n’a pas participé au vote sur le choix de Norton Rose parce qu’il aurait été en conflit d’intérêts », indique au Journal un porte-parole de Transat, Christophe Hennebelle.

Jusqu’au début mai, c’est Fasken, le cabinet d’avocats de Transat depuis plusieurs années, qui a conseillé l’entreprise dans ce dossier. « Et puis, il y a eu un moment où il a été jugé qu’il fallait que le comité spécial ait des conseillers indépendants qui ne soient pas ceux de l’entreprise. C’est la raison pour laquelle on est allés chercher Norton Rose », explique M. Hennebelle.

Mais pourquoi opter pour cette firme plutôt qu’une autre ? « Le conseil a considéré plusieurs options, mais il n’y en avait pas non plus tant que ça de disponibles. Il fallait un cabinet qui avait l’expérience nécessaire et qui était disponible », répond le porte-parole.

Air Canada avait déjà retenu les services de Stikeman, tandis que le Groupe Mach a opté pour BLG.

« Il y a beaucoup de liens entre tout le monde à Montréal, note Christophe Hennebelle. C’est toujours difficile de trouver des entreprises où il n’y a absolument aucun lien. »

Spécialiste de la vente

Notons par ailleurs que l’un des membres du comité, Brian Edwards, a joué un rôle dans la vente de plusieurs entreprises québécoises depuis 2012.

Des sept firmes où M. Edwards a été administrateur au cours des dernières années, six ont été vendues en tout ou en partie : Transat, Aimia (Aéroplan), Camso, Atrium Innovations, Pethealth et Miranda Technologies.

« Je pense que c’est une coïncidence parce qu’il n’y a pas nécessairement de lien entre ces entreprises », soutient M. Hennebelle.

Celui-ci ajoute toutefois : « Est-ce que sa nomination au comité spécial a tenu compte du fait qu’il avait une expérience en cession d’entreprises ? Bien sûr, ç’a pu faire partie des raisons pour lesquelles il a été choisi. »

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