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De la porno juvénile pour exciter sa conjointe

Nicolas Saillant | Le Journal de Montréal

Pour plaire à sa nouvelle copine, Michel St-Amour a accepté de chercher des images de pornographie juvénile qu’il partageait avec cette dernière pour s’exciter. Un geste évidemment illégal qu’il devra payer cher.

En mars 2017, Michel St-Amour débute une relation avec Caroline Robert. Ceux-ci communiquent à distance par l’application téléphonique Skype où ils ont des échanges à teneur sexuelle.

Or, la femme de 39 ans a été abusée sur une longue période de temps lorsqu’elle était enfant et cherchait à s’exciter avec des images de jeunes ayant des relations sexuelles avec des adultes. Pour plaire à cette nouvelle conjointe, Michel St-Amour a donc accepté de se mettre à la recherche de photos et vidéos de pornographie juvénile.

Au total, 32 fichiers montrant des jeunes de moins de cinq ans avec des adultes ont été partagés par le couple sur l’application Skype. C’est l’entreprise Skype qui a elle-même signalé le transfert de fichiers illégaux aux autorités, ce qui a mené à l’arrestation du couple.

« Peu fier de ces gestes »

Caroline Robert a déjà plaidé coupable et a été condamnée à la peine minimale pour ce genre de crime, soit six mois. Vendredi, c’était au tour de l’homme de 40 ans de recevoir sa sentence pour une accusation de possession de pornographie juvénile.

Par le biais de son avocat, l’homme qui pleurait en entendant sa sentence s’est dit « peu fier de ces gestes, mais [il] comprend parfaitement leur illégalité ».

Malgré le « contexte particulier » de la commission de l’infraction et le profil atypique de l’accusé, ce dernier n’a pas évité la peine minimale de six mois de prison imposée pour ce genre de crime.