/news/society

De plus en plus de femmes adeptes de pêche

Vanessa Limoges | TVA Nouvelles

Alors que les ventes de permis de pêche sont en baisse et que l'âge moyen des pêcheurs est élevé, on tente de plus en plus d’intéresser les femmes à cette activité et selon plusieurs acteurs du milieu, la réponse est positive.

«Depuis deux ou trois ans, on voit beaucoup plus de relève au niveau des femmes, les femmes ont même tendance à créer leur propre groupe», a indiqué le copropriétaire de L'Atelier du moucheur, à Rimouski, François Saint-Laurent.

Selon la fondatrice de «La pêche au féminin» l'intérêt des femmes pour la pêche à la mouche est grandissant.

«Ça fait 13 ans que je pêche à la mouche et à l'époque, il n'y avait pas beaucoup de femmes dans les rivières et là, on peut voir qu'elles sont de plus en plus nombreuses. Plus il y a d'activités offertes, plus il y a de femmes intéressées, elles ont aussi de plus en plus de modèles de femmes impliquées et passionnées, alors les femmes peuvent se reconnaître davantage», a expliqué la fondatrice de «La pêche au féminin», Joannie De Lasablonnière.

En 2016, elle n'offrait que trois séjours d'initiation et quatre ans plus tard, elle offre plutôt neuf séjours qui sont tous à pleine capacité.

«À 6 h, j'ai sorti mes séjours cette année et cinq minutes plus tard, certains étaient déjà pleins et j'avais déjà des listes d'attente», a-t-elle lancé.

L'objectif de ces séjours d'initiation est que ces femmes puissent se lancer dans cet univers complexe avec assurance.

«Mon but c'est de les rendre autonomes, qu'elles partent de notre séjour et qu'elles puissent se rendre au magasin et être à l'aise de parler au vendeur et de dire je sais ce que je veux pour pêcher la truite, connaître les mouches, les soies», souligne-t-elle.

Le milieu de la pêche, qui multiplie les initiatives pour s'assurer une relève, a bien besoin de ces femmes.

«C'est certain que de plus en plus, le bassin de pêcheurs est vieillissant, alors c'est très intéressant de voir une belle relève et les femmes font partie de ça», a ajouté M. Saint-Laurent.

Impossible de savoir combien de permis de pêche sont achetés par des femmes, puisque le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs ne possède pas d'information sur le sexe des détenteurs des permis de pêche contrairement aux permis de chasse.

De plus, malgré la baisse du coût de certains permis de pêche en 2019, les ventes sont jusqu'ici très similaires à l'année dernière. Un peu plus de 700 000 permis de pêche ont été vendus au Québec l'an dernier.

Dans la même catégorie