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Un club de cheerleading obligé de déménager: 200 jeunes athlètes abandonnées

TVA Nouvelles

Mauvaise nouvelle pour 200 jeunes athlètes qui font du cheerleading au club SpiriX de Saint-Léonard: elles verront leur centre d'entraînement fermer ses portes à la fin du mois d’août.

La raison? L'arrondissement montréalais soutient que le club ne respectait pas le règlement de zonage du secteur.

«On a été forcé de fermer notre club», explique Janie Lapierre, propriétaire de SpiriX, qui performe à l'international depuis plus de dix ans.

Les problèmes ont commencé en décembre 2018 avec une modification à la signalisation, soit une interdiction de se stationner devant les locaux du club. Une vingtaine de parents ont reçu des contraventions pour s'être arrêtés quelques minutes, le temps de déposer leurs enfants.

«Les parents ont fait des plaintes sur le changement de signalisation. Ensuite, on a reçu la lettre», raconte Janie Lapierre.

Ladite lettre, reçue en janvier, demandait au club SpiriX de quitter ses locaux «vu le zonage».

«Ils disaient que ce n’était pas approprié d’y faire les cours de cheerleading. Pourtant, les pompiers sont venus chaque année», précise la propriétaire.

S’en est suivi une recherche intensive pour relocaliser le club : un défi de taille.

Il fallait trouver un local répondant aux critères de sécurité pour pratiquer ce sport, soit des plafonds d'une hauteur de 23 pieds et un espace sans colonne de 40 à 55 pieds. Janie Lapierre a contacté plus d'une vingtaine de propriétaires, sans succès.

«Ça me brise le cœur»

Au-delà de la fermeture du club lui-même, Janie Lapierre se dit atterrée pour ses élèves.

«De leur enlever ça comme ça, pour une raison qui ne fait pas de sens, c’est ça qui me brise le cœur», avoue-t-elle, visiblement émotive.

«D'embarquer sur un tapis devant plein de gens, ça fait vraiment que je suis plus forte maintenant», a témoigné une adolescente s’entraînant avec SpiriX.

«Ce n’est pas juste une progression en tant qu'athlète, c'est une progression en tant que personne», ajoute une autre.

Un autre club qui ne pose pas problème

Malgré toute cette saga, à exactement 1,7 kilomètre du local de SpiriX, se trouve le club de cheerleading de la ville de Saint-Léonard, dans un secteur lui aussi industriel.

TVA Nouvelles a donc contacté la Ville de Montréal dans le but d’obtenir des explications. La municipalité a transféré notre journaliste au bureau d'arrondissement qui n’a pas répondu à nos demandes.

Le samedi 31 août, tout sera fini et il sera impossible de revenir en arrière pour le club SpiriX : la saison de «cheer» étant trop avancée.