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Pierre Karl Péladeau s’opposera à la vente de Transat à Air Canada

Agence QMI

L’homme d’affaires québécois Pierre Karl Péladeau a annoncé lundi matin qu’en tant qu’actionnaire d’Air Transat, il s’opposera à la vente du voyagiste québécois à Air Canada lors de l’assemblée à ce sujet, vendredi.

Dans un communiqué, le président et chef de la direction de Québecor indique que selon lui, la vente «va à l'encontre des meilleurs intérêts de l'entreprise, de ses employés, des consommateurs québécois et de l'économie du Québec», donc «dans son ensemble, contraire à l'intérêt public».

L’homme d’affaires possède 1,6 % des actions de Transat.

Pour M. Péladeau, l’intégration des activités d’Air Transat dans celles d’Air Canada entraînera des conséquences négatives.

«La proposition d'Air Canada, même révisée à la hausse, pose encore plus de sérieux problèmes en matière de concurrence et d'offres aux consommateurs, de conservation et de création d'emplois au Québec, et du maintien d'un siège social indépendant, à Montréal, pour Air Transat».

Selon les chiffres qu'il avance dans son communiqué, Air Canada concentrerait plus de 60 % du marché, «un seuil inacceptable dans quelques industries que ce soit».

Le chef d’entreprise craint aussi «comme dans tant d'autres situations similaires survenues au Québec au cours des 20 dernières années, la fermeture du siège social d'Air Transat à Montréal».

M. Péladeau a par ailleurs invité les trois plus importants actionnaires d'Air Transat, le gestionnaire de fonds montréalais Letko Brosseau, le Fonds de solidarité FTQ et la Caisse de dépôt et placement du Québec, à voter contre la transaction.

Ces trois actionnaires réunis détiennent autour de 35 % du capital d'Air Transat, indique-t-il dans le communiqué.

M. Péladeau a également souligné lundi qu'au cours des derniers mois il a réuni autour de lui «de solides partenaires établis et de renommée internationale et ils ont travaillé à l'élaboration d'une offre d'achat potentielle d'Air Transat».

«Celle-ci envisagerait un prix équitable pour les actionnaires et représenterait, dans son ensemble, un meilleur choix pour l'entreprise en raison, entre autres, d'un plan d'affaires rigoureux misant sur les secteurs de l'entreprise à fort potentiel de croissance, sur l'expertise et la création d'emplois aux Québec et sur le développement du siège social à Montréal, a-t-il mentionné. Elle assurerait également, et surtout, par le maintien d'un Air Transat indépendant, un marché concurrentiel au bénéfice des consommateurs et de l'intérêt public.»

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