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Valérie Mouton a appris qui était son donneur avant de mourir

TVA Nouvelles

La figure emblématique du don d’organes au Québec, Valérie Mouton a été contactée par les parents de son donneur et a appris son identité moins d’un mois avant de mourir.

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Ce sont ses parents, Christiane Mouton et Denis Mouton, qui ont accepté de raconter les derniers moments de leur fille, en entrevue à TVA Nouvelles, lundi.

Le 16 juillet dernier, soit 15 ans jour pour jour après la greffe qui lui a sauvé la vie, Valérie Mouton a écrit un message sur sa page Facebook, en remerciant une fois de plus la famille du donneur.

 

Les parents du donneur, qui la suivait depuis 15 ans, ont lu son touchant message et l’ont finalement contactée.

«Valérie m’a téléphonée tout de suite après, raconte sa maman Christiane Mouton. Elle m’a dit : ‘’maman, j’ai reçu un cadeau, le plus beau cadeau que la vie puisse me faire : les parents du donneur me connaissent depuis 15 ans. Ils m’ont écrit. Je sais qui il est!’’», se remémore-t-elle.

Ironie du sort, le jeune donneur de 25 ans qui est décédé dans un accident de la route, avait décidé de signer sa carte en février 2004, lorsqu'il a entendu le cri du coeur de Valérie à la télévision. 

Une rencontre a été prévue avec la famille du donneur, Valérie, ainsi que ses parents. Même si Valérie est décédée, ils espèrent tout de même pouvoir rencontrer la famille.

«La rencontre a été reportée début septembre parce que Valérie était hospitalisée. On devait participer à cette réunion. On espère qu’on va pouvoir les rencontrer et les remercier de vive voix, au nom de Valérie», ajoute Denis Mouton.

«Valérie a toujours dit que lorsqu’elle mourrait elle irait remercier «de l’autre côté ce donneur que maintenant elle connaissait», ajoute son papa.

Partie sans souffrance

Valérie Mouton est morte à 40 ans, dimanche, entourée par ses proches et son amoureux.

«Ça s’est fait rapidement, lorsqu’ils ont décidé de mettre les soins de confort en fin de vie. Ça l’a pris seulement cinq minutes avant qu’elle ne parte», ajoute sa mère avec sérénité.

Valérie Mouton a été admise à l’hôpital le 5 août dernier pour une pneumonie, mais son état s’est détérioré rapidement alors qu’elle devait composer avec un rejet chronique de sa greffe qu’elle a reçue il y a 15 ans.

«Elle était en rejet chronique depuis six ans», ajoute Mme Mouton.

Valérie souffrait de fibrose kystique. Elle aura attendu 14 mois avant de finalement recevoir une greffe de poumon en juillet 2004. Tout au long de l’attente et même après la greffe, elle a continué de s’impliquer, ainsi que ses parents, pour la recherche sur la fibrose kystique, mais également sur l’importance du don d’organe au Québec.

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