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Des pièces de moteur d'un A220 tombées du ciel sont recherchées en France

Agence QMI

Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA) pour la sécurité de l'aviation civile en France a lancé mardi un appel à témoins pour retrouver des morceaux de moteur d'un appareil A220, l'ex-C Series de Bombardier, tombés du ciel en France, il y a près d’un mois.

«Lors du vol Genève-Londres en phase de croisière, le moteur gauche de type Pratt & Whitney PW 1524 a subi une défaillance mécanique lors du survol de l’est de la France. Le moteur a été éteint par l’équipage et le vol a été dérouté sur l’aéroport Paris-Charles de Gaulle», a fait savoir le BEA dans un avis diffusé mardi.

 

L’incident «grave» est arrivé le 25 juillet sur un appareil A220-300 exploité par le transporteur Swiss International Air Lines. Il est immatriculé HB-JCM. Pratiquement neuf, l'avion avait été livré à Swiss le 1er juin 2018.

Selon le site The Aviation Herald, un passager de l'avion avait rapporté avoir entendu une détonation et aperçu des flammes émanant du moteur.

Les pièces seraient tombées dans une zone boisée non habitée proche des communes de Perrigny-sur-Armancon et de Cry, a-t-on précisé.

Les autorités recherchent notamment des témoins qui auraient retrouvé l’une des pièces tombées au sol, qui ne devraient pas excéder une longueur de 30 cm. Elles sont issues du premier étage de compresseur basse pression du moteur et sont en titane.

En vertu des règles internationales, la National Tranportation Safety Board (NTSB) des États-Unis mène l'enquête sur cet événement, à la demande du BEA. Selon le porte-parole du Bureau de la sécurité des Transports (BST) du Canada Crish Krepsky, cette décision aurait été prise puisque le moteur endommagé a été homologué aux États-Unis.

Le rôle du BST dans cette enquête est d'ailleurs limité, même si l'avion provient de Bombardier. «Le BST a nommé un répartiteur accrédité pour suivre les enquêtes et faciliter les échanges d'informations», a expliqué M. Krepsky à l'Agence QMI, en précisant que le rôle de l'organisme fédéral devrait se limiter à fournir des informations techniques à son homologue américain, au besoin.

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