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«Il fallait absolument agir», soutient la ministre Roy

Jean-Philippe Daoust | Agence QMI

MARIO BEAUREGARD/AGENCE QMI

La ministre de la Culture et des Communications du Québec, Nathalie Roy, soutient que son gouvernement n’avait d’autre choix que d’agir pour sauver les six quotidiens régionaux du Groupe Capitales Médias (GCM).

«il fallait absolument agir», a-t-elle insisté, mardi matin, sur les ondes de QUB radio.

«Les citoyens de ces régions ont le droit à l’information, ont le droit de savoir ce qui se passe chez eux, a poursuivi l’élue caquiste à l’émission «Dutrizac». Et c’est pour ça qu’on est intervenu, c’est extrêmement important.»

La ministre assure que l’argent injecté par Québec dans les journaux du Groupe Capitales Médias «ne va pas dans les poches de l’ancien propriétaire».

Mme Roy explique qu’un gestionnaire a été mis en place pour assurer la transition.

«Ce n’est pas un propriétaire de presse que l’on veut sauver, c’est le journalisme, a soutenu Mme Roy. Parce que le journalisme, c’est un des piliers de notre démocratie.»

«Nous savions que ça n’allait pas bien pour le Groupe Capitales Médias, on le savait, on était en pourparlers, mais ça s’est accéléré d’une façon exponentielle», a-t-elle ajouté.

Avec l’aide de 5 millions $ annoncée par Québec, la ministre souhaite que «les journaux continuent d’être publiés» et que les journalistes soient en mesure de faire leur travail.

Mesures globales

La ministre affirme par ailleurs que des mesures plus globales seront annoncées cet automne, après la tenue d’une commission parlementaire sur l’avenir des médias.

«Il faut revoir les façons de faire», a reconnu Nathalie Roy, qui souhaite trouver «des solutions globales et équitables pour tous les médias».

À l’aube de la prochaine campagne électorale fédérale, la ministre a également demandé à Ottawa de faire «un petit effort» pour venir en aide aux médias d’information.

«Ce serait très intéressant aussi de voir qu’Ottawa met de l’argent en urgence également», a-t-elle affirmé.