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L'obésité abdominale des Québécois a plus que doublé en 20 ans

TVA Nouvelles

L’obésité abdominale des Québécois a plus que doublé au cours des dernières années et touche plus de 40% de la population, soit 2,3 millions d’adultes québécois qui sont plus à risque de développer des maladies chroniques, selon une étude de l’Institut de la santé publique du Québec (INSPQ) publiée lundi.

Ainsi, l’INSP a fait le portrait du tour de taille des adultes québécois âgés de 18 à 74 ans en plus d’en analyser l’évolution entre 1990 et 2013.

La prévalence de l’obésité abdominale depuis 1990 est donc passée de 21% à 48% chez les femmes et de 14% à 32% chez les hommes.

«Le tour de taille élevé de ces personnes les place face à un risque accru de développer certains problèmes de santé», dont des maladies chroniques telles que le diabète de type 2 et les maladies cardiovasculaires, rappelle l’INSPQ.

Par ailleurs, «la proportion d’obésité abdominale était plus élevée chez la femme que chez l’homme. En effet, environ un homme sur trois avait un tour de taille égal ou supérieur à la valeur seuil de 102 cm alors qu’environ une femme sur deux avait un tour de taille égal ou supérieur à la valeur seuil de 88 cm», peut-on lire dans le résumé de l’étude.

Les chercheurs ont également noté que  l’augmentation de l’obésité abdominale est encore plus substantielle chez les jeunes adultes lorsqu’ils ont comparé les données récentes avec celles de 1981.

«Ce constat laisse présager que plus de Québécois pourraient développer des maladies chroniques liées à l’obésité abdominale, et ce, plus tôt dans leur vie adulte», précise l’INSPQ.

 

Les minces aussi concernés

L’étude permet également de constater que les gens plus «minces» peuvent présenter du gras abdominal, soit 5 % des adultes québécois.

Par ailleurs, 38% des personnes non obèses, mais qui font de l’embonpoint, présentent un tour de taille problématique.  

IMC ou tour de taille?

L’indice qui permet habituellement de surveiller le poids d’une population est habituellement l’indice de masse corporelle (IMC), mais plusieurs recherches à grande échelle ont déjà démontré que le tour de taille est plus précis pour mesurer les risques «de développer des maladies chroniques telles que le diabète de type 2 et des maladies cardiovasculaires».

 

 

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