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Les chasseurs ayant complété leur démarche n’ont rien à craindre, dit Guilbault

Geneviève Lajoie | Journal de Québec

Les chasseurs qui ont complété la démarche pour immatriculer leurs armes à feu ne seront pas sanctionnés, même s’ils n’ont pas encore reçu de confirmation de la part des autorités.

C’est le message lancé mardi par la ministre Geneviève Guilbault aux propriétaires de fusils, alors que débutera d’ici quelques semaines la chasse au gros gibier.

«Tout ceux qui, au moment où on se parle aujourd’hui, ont fait une démarche d’immatriculation peuvent dormir l’esprit tranquille, a-t-elle dit, en marge des consultations sur le projet de modification du registre québécois. (Ceux) qui ont fait une démarche pour être immatriculé, si c’est nous, le gouvernement, qui n’avons pas encore fait la saisie de l’information, ils n’ont rien à craindre».

Comme plusieurs chasseurs au Québec, le député péquiste Sylvain Roy n’a reçu aucune confirmation que ses armes sont bien immatriculées au registre québécois.

«Je suis dans une situation potentiellement d’illégalité, puisque j’ai enregistré mes armes au début janvier et que je n’ai eu aucun accusé de réception de l’enregistrement de mes armes», a déploré l’amateur de chasse à l’orignal, en entrevue avec notre Bureau parlementaire. Les amendes oscillent entre 500 et 5000 $.

Propriétaire de huit armes à feu, le député de Bonaventure affirme que près de 150 000 personnes sont dans une situation similaire.

La ministre de la Sécurité publique admet que le volume important de demandes d’immatriculation juste avant l’entrée en vigueur de la loi a entraîné du retard dans le traitement des dossiers.

«On fait un certain mea culpa par rapport à ça, a-t-elle convenu. On a cet inventaire qui n’est pas encore saisi». Geneviève Guilbault demande aux propriétaires d’armes à feu de conserver une preuve de leur démarche d’immatriculation, comme une capture d’écran par exemple.

Si vous avez déjà procédé à l’enregistrement de vos armes, mais que vous n’avez pas conservé de preuve, il y a tout de même des moyens de retracer votre démarche, insiste la ministre. «Un policier, ou éventuellement un agent de protection de la faune sous réserve de l’adoption de notre projet de loi 25, auront une façon de vérifier avec les employés du système d’immatriculation des armes à feu».

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