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Des étudiantes voilées n’abandonneront pas

Yves Poirier | TVA Nouvelles

Alors que les classes ont déjà recommencé dans les cégeps et que la rentrée universitaire se fera d’ici quelques jours, on peut se demander si la loi sur la laïcité du gouvernement Legault aura un impact sur le choix des domaines d’études de plusieurs jeunes femmes voilées.

Pour Nancy Nazha, étudiante en adaptation scolaire et qui fait déjà de la suppléance dans des écoles primaires, pas question d’interrompre son baccalauréat cette année à l’UQAM pour un autre choix de carrière.

«J’ai toujours des plans B, mais je vais continuer et je vais voir ce qui va se passer à la fin», a-t-elle déclaré en entrevue à TVA Nouvelles.

Nancy Nazha sait qu’elle pourra toujours quitter le Québec pour l’Ontario afin d’exercer son métier de rêve.

Elle soutient que le port du voile ne change absolument rien à la perception des jeunes à l’égard du professeur.

«Si vous allez voir dans les classes comment ça se passe, ça n’affecte en rien le quotidien des élèves», indique-t-elle.

Nous avons joint aussi au téléphone Sondos Lamrhari qui a fait la manchette l’an dernier parce qu’elle est la première étudiante en techniques policières à porter le voile au Québec. La jeune femme demeure convaincue qu'elle veut devenir policière, mais tout aussi persuadée de vouloir garder son hijab. Elle nous a confirmé qu’elle va terminer ses études au collège Ahuntsic dans le but d’exercer son futur métier.

En octobre dernier, sur les ondes de TVA Nouvelles, une autre étudiante en enseignement disait ne pas avoir l’intention de retirer son voile une fois qu’elle se retrouvera devant une classe du primaire ou du secondaire. D’ailleurs, Ichrak Nourel Hak et le Conseil national des musulmans canadiens et l’Association canadienne des libertés civiles contestent certains articles de la Loi sur la laïcité.

La Cour d’appel du Québec a accepté au début du mois d’entendre leur cause.