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Effondrement d’un mur sur un chantier à Québec: l’employeur jugé fautif

Diane Tremblay | Journal de Québec

L’employeur des deux travailleurs qui ont été victimes d’un accident de travail sur le chantier de construction des Nouvelles-Casernes, en 2018, a été blâmé par la CNESST qui a émis un constat d’infraction.

La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) a dévoilé mercredi les résultats de son enquête à la suite de l’accident survenu le 14 mai 2018, à Québec.

Deux travailleurs avaient été blessés à la suite de l’effondrement d’un mur. Ils avaient dû être transportés à l’hôpital par ambulance.

Selon la CNESST, la méthode de travail utilisée pour le démantèlement de la fondation était inadéquate.

«Le manque de planification des travaux de démantèlement des fondations ainsi qu’une supervision insuffisante ont entraîné l’utilisation d’une méthode de travail dangereuse», affirme la Commission.

Le chantier de construction, situé au 1, rue de l’Arsenal, à Québec, consiste à la phase 1 du projet de consolidation du bâtiment patrimonial construit en 1749 et 1752.

«Depuis plus de 50 ans, il est inoccupé et des travaux majeurs de consolidation sont requis», peut-on lire un peu plus loin.

La CNESST a retenu trois causes pour expliquer l’accident : le démantèlement de la fondation a généré une surcharge de la maçonnerie qui a causé l’effondrement, la méthode de travail utilisée était inadéquate et le manque de planification des travaux ainsi qu’une supervision inadéquate ont entraîné l’utilisation d’une méthode de travail dangereuse.

Pour ce type d’infraction, le montant de l’amende varie de 16 793$ à 67 176$ pour une première offense, et pourrait atteindre 335 882$ en cas de récidive.

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