/finance/homepage

Réduction des tarifs internet pour les revendeurs: Vidéotron s'inquiète des conséquences

Agence QMI

JOEL LEMAY/AGENCE QMI

Vidéotron a fait part, mercredi, de ses craintes et de son inquiétude après la récente décision du CRTC d'imposer une réduction des tarifs internet pour les revendeurs.

L’entreprise de télécommunications, filiale de Québecor, lance un appel à la prudence et surtout s'inquiète des conséquences potentielles sur l'économie.

«Il est démontré qu'une économie numérique forte, appuyée sur des réseaux performants, favorise le développement économique de nos communautés et nous sommes inquiets des conséquences qu'un retard dans les investissements pourrait causer à long terme au pays», a fait savoir dans un communiqué Jean-François Pruneau, le président et chef de la direction de Vidéotron.

Il y a une semaine, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a révisé à la baisse les tarifs de gros, estimant que cela favoriserait la concurrence chez les services internet à large bande.

Les nouveaux tarifs sont plus bas que les tarifs provisoires et sont rétroactifs à compter de la date à laquelle ils ont été établis en 2016.

La filiale de Québecor estime les répercussions financières à environ 50 millions $ et dit évaluer ses options.

Pour rappel, les tarifs de gros sont payés par les fournisseurs indépendants qui accèdent aux réseaux des grandes entreprises de câblodistribution et de téléphonie.

Pour Ian Scott, président et dirigeant principal de l’organisme fédéral, la mesure doit faire en sorte «que le marché des services internet canadiens reste dynamique», avait-il expliqué dans un communiqué.

Dans une décision rendue en 2016, le CRTC a dans un premier temps établi des tarifs de gros provisoires, estimant que ceux proposés par les grandes compagnies de télécommunications «n'étaient ni justes ni raisonnables».

Bell a annoncé cette semaine qu’elle était «forcée» de restreindre le déploiement de son service internet résidentiel sans fil dans les petites villes et les collectivités rurales, ce qui touchait environ 200 000 résidences. Elle estime les répercussions financières de l'ordonnance du CRTC à 100 millions $.

Rogers et Cogeco ont aussi fait pas de leur surprise et de leur déception, et ont dit évaluer toutes les options pour l’avenir.