/news/law

Un juge refuse une simple amende comme peine

Nicolas Saillant | Le Journal de Québec

Statue of justice

sebra - stock.adobe.com

Une conductrice de 41 ans qui a été arrêtée au volant avec les facultés affaiblies en octobre 2017 a subi les foudres d’un juge qui estimait que la sentence qu’on allait lui soumettre était déraisonnable.

Un an après s’être fait prendre, Myrianne Frenette avait été reconnue coupable de conduite avec les facultés affaiblies en septembre 2018.

Elle avait été condamnée à la peine minimale, soit une année d’interdiction de conduire ainsi qu’une amende de 1000 $.

Or, la femme s’est fait interpeller au volant d’un véhicule sept mois plus tard, alors qu’elle n’avait évidemment pas de permis de conduire.

Devant le juge René de la Sablonnière, les avocats souhaitaient donc proposer comme peine une amende de 1600 $ pour la conduite pendant interdiction de Myrianne Frenette en échange de son plaidoyer de culpabilité.

Excédé

Sachant ce qui l’attendait et avant même d’entendre les avocats, le juge de la Sablonnière a refusé de procéder.

« 1600 $, c’est des pinottes », a-t-il lâché, excédé. Il a fait valoir qu’à ce prix, il aurait été plus dispendieux de prendre l’autobus que de risquer de se faire prendre.

« L’histoire se répète », a poursuivi le juge en rappelant le type de sentence qui était donné pour ce genre de crime il y a 20 ans.

« C’est une peine d’emprisonnement [que ça mérite] », a terminé le magistrat en repoussant la date de la peine en octobre prochain.

Par contre, malgré les remontrances du juge, rien n’indique que Myrianne Frenette prendra le chemin de la prison lors de son prochain passage en cour, puisque ce sera un autre juge qui entendra la cause sans être soumis aux critiques du juge de la Sablonnière.