/news/law

Accident d'autobus mortel à Ottawa: 38 chefs d'accusation portés contre la conductrice

Agence QMI

MATTHEW USHERWOOD/AGENCE QMI

Plus d’une trentaine d’accusations criminelles ont finalement été portées contre la chauffeuse d’un autobus d’OC Transpo qui a percuté violemment un abribus à Ottawa, faisant trois morts, en janvier.

Aissatou Diallo, 42 ans, a été accusé de trois chefs de conduite dangereuse ayant causé la mort et de 35 chefs de conduite dangereuse causant des lésions corporelles. Elle s’est livrée vendredi avant-midi et devait être relâchée sur promesse de comparaître.

Elle doit revenir en cour, le 17 septembre prochain.

Lors d’un point de presse, le chef par intérim du Service de police d’Ottawa, Steve Bell, a fait savoir que l’enquête a été «très complexe», tout en assurant que tenir les familles informées de l’avancement du dossier a toujours été une priorité pour le corps de police.

«Je tiens à exprimer mes plus sincères condoléances à tous ceux qui ont vu leur vie changer en ce jour tragique. Vous avez toujours été au centre des préoccupations tout au long de cette enquête», a-t-il précisé.

Il a également souligné que la Ville n'était pas criminellement responsable de l'accident et qu'aucune accusation ne serait portée contre l’administration municipale.

Le 11 janvier dernier, en milieu d’après-midi, un autobus à deux étages d’OC Transpo a foncé sur un abribus de la station Westboro. Le deuxième étage du véhicule a été lourdement endommagé sous la force de l’impact, l’autobus se retrouvant encastré dans l’installation.

La conductrice de l’autobus avait été arrêtée juste après le drame, avant d’être relâchée sans conditions ni accusations.

Trois personnes sont mortes. Il s’agit de Bruce Thomlinson, 56 ans, Judy Booth, 57 ans, et Anja Van Beek, 65 ans. De plus, 23 autres ont été blessées dans cet accident.

Depuis l’accident tragique, plusieurs poursuites et demandes de recours collectif ont été déposées dans ce dossier, donc une de 60 millions $

En février dernier, le numéro de la ligne d’autobus 269 a été retiré à la demande des familles éplorées.

Pour l’enquête, la police d’Ottawa a travaillé avec Transports Canada, le ministère des Transports de l’Ontario, ainsi qu’avec la Police provinciale de l’Ontario et la Gendarmerie royale du Canada.

Après l’accident, le Bureau de la sécurité des transports (BST) avait réitéré sa recommandation qu’Ottawa adopte des normes de résistance à l'impact pour les autobus et que ces véhicules soient équipés d'un enregistreur de données routières, semblable aux boîtes noires que l'on retrouve dans les avions.

Dans la même catégorie