/news/law

Une infirmière coupable d’avoir volé des antidouleurs

Jonathan Tremblay | Journal de Montréal

Jonathan Trudeau/Journal de Montréal

Une infirmière auxiliaire de la Montérégie déclarée coupable de vol a appris à la dure hier qu’elle ne pouvait piger dans les médicaments de ses patients comme dans un plat de bonbons.

« C’est plus qu’inquiétant de voir une personne avec son expérience agir avec aussi peu de professionnalisme. Cela dépasse l’entendement », a laissé tomber le juge Bertrand St-Arnaud en rendant son verdict, hier, au palais de justice de Salaberry-de-Valleyfield.

Témoignage douteux

Ce dernier a déclaré Isabelle Thibault coupable d’avoir volé 28 puissants comprimés d’antidouleur à une aînée de la Résidence Salaberry, le 1er juin 2018. L’infirmière auxiliaire y travaillait comme coordonnatrice des soins depuis 2011.

Thibault a aussi été reconnue coupable de possession de substance et de tentative d’entrave à la justice.

Le jour du larcin, l’accusée a subtilisé les comprimés de Dilaudid du pilulier qui se trouvait dans une salle accessible aux employés seulement. Le lendemain, elle a caché la boîte vide, mais des employés l’ont trouvée deux jours plus tard. En panique, elle a tenté d’effacer ses empreintes digitales de l’emballage avant qu’il soit saisi par la police.

Le tribunal n’a pas cru la dame, qui disait avoir oublié le contenant, concluant qu’elle mentait. Durant son procès qui s’est tenu en avril, elle a nié toutes accusations, offrant un témoignage nébuleux et contradictoire aux yeux du juge.

Deuxième offense

La femme de 44 ans était en larmes hier lorsque le juge a entériné la suggestion commune pour sa sentence.

Elle a écopé d’une peine de 140 h de travaux communautaires, d’une probation de deux ans, pendant lesquels elle ne peut pas avoir un emploi la mettant en contact avec des médicaments.

Il s’agissait de la deuxième offense de vol en milieu de travail pour l’infirmière auxiliaire.

En 2010, elle avait obtenu une absolution conditionnelle – absence de casier judiciaire – après avoir volé la carte de crédit d’une collègue pour faire des achats. Son ordre professionnel l’avait cependant radiée durant deux semaines.

À l’époque, l’infirmière aurait mentionné avoir des problèmes de consommation, stipule une décision déontologique datant de 2014.

Dans la même catégorie