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Première rencontre entre Trudeau et Boris Johnson

Agence QMI

Le premier ministre du Canada, Justin Trudeau, a rencontré pour la première fois son nouvel homologue britannique, Boris Johnson, lors de la première journée du G7 à Biarritz, samedi, dans le sud de la France.

Selon un communiqué émis par le bureau du premier ministre canadien après la rencontre, les deux hommes se sont résolus à travailler ensemble pour renforcer la relation entre leurs pays.

Sans mentionner explicitement l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne (AECG), le communiqué indique entre autres que les représentants canadiens et britanniques vont se réunir prochainement pour parler de relation commerciale.

«En discutant du Brexit et de l’avenir du commerce entre le Canada et le Royaume-Uni, les premiers ministres Trudeau et Johnson ont réaffirmé leur intérêt à s’assurer que les gens et les entreprises au Canada et au Royaume-Uni continuent de profiter et de prospérer grâce à la relation commerciale étroite et productive qu’ils entretiennent», peut-on lire dans la déclaration officielle.

L’AECG est un sujet chaud actuellement entre les deux pays. Le gouvernement britannique a maintes fois plaidé pour que les dispositions du traité continuent de s’appliquer intégralement au Royaume-Uni après sa sortie de l’Union européenne, fixée au 31 octobre prochain.

Malgré son ouverture, le Canada ne s’est pas encore engagé en ce sens.

Autre sujet de tension possible entre le Royaume-Uni et le Canada : le retrait de la citoyenneté britannique à Jack Letts, cet ancien combattant de l’État islamique détenu par les forces kurdes. Letts détenait jusqu’à tout récemment la double nationalité, mais comme les autorités britanniques ont déchiré son passeport, le Canada devient maintenant l’unique responsable de son cas.

À l’issue de la rencontre entre Boris Johnson et Justin Trudeau, il n’a pas été précisé si ce sujet avait été à l’ordre du jour.

Le bureau de Justin Trudeau a toutefois indiqué que les deux chefs de gouvernement étaient sur la même longueur d’onde sur nombre d’enjeux internationaux. Ils ont entre autres souligné l’importance de «la liberté d’expression» en parlant des manifestations à Hong Kong contre l’ingérence du gouvernement chinois.

Les premiers ministres canadien et britannique se sont aussi tous deux opposés au retour de la Russie dans le G7 «à moins qu’elle mette un terme à son agression à l’encontre de l’Ukraine».

Alors que les feux de forêt en Amazonie suscitent l’émoi à l’international, les deux dirigeants se sont engagés à aborder cette «crise internationale » lors du Sommet du G7, qui se terminera lundi.

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