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Véhicules militaires: la grogne des propriétaires persiste

Dominique Lelièvre - Le Journal de Québec

DOMINIQUE LELIÈVRE

Les propriétaires de véhicules militaires, ciblés par de nouvelles restrictions de la SAAQ, espèrent encore faire changer d’avis le gouvernement.

Une douzaine d’entre eux se sont rendus à l’Exposition Internationale d’Autos de Lévis, samedi, pour inscrire de nouvelles signatures à leur pétition et rencontrer le public.

Une passion

« On veut montrer aux gens que nos véhicules possèdent bien toutes les caractéristiques de sécurité obligatoires, puis on voulait aussi montrer que [nous], les amateurs de véhicules militaires, on n’est pas des créatures étranges, on est des gens qui vivent seulement une passion », a expliqué Bernard Giguère, un membre du Club véhicules militaires du Québec.

Depuis le 22 août, la Société de l’assurance automobile du Québec a décidé de limiter l’utilisation de ces bolides sur les chemins publics où la limite de vitesse est égale ou inférieure à 70 km/h.

« Il y a des rangs à 80 km/h presque partout, il y a certains de nos membres qui habitent sur des routes secondaires où la limite est de 90 km/h et qui, maintenant, ne peuvent plus sortir de leur entrée », dénonce M. Giguère.

Coussins gonflables

Le ministre des Transports, François Bonnardel, a affirmé que ce sont les constructeurs de ces véhicules qui ont mis en garde le gouvernement, disant que ces derniers ne seraient pas adaptés au code de la sécurité routière, ce dont doutent les amateurs de véhicules militaires.

Bernard Giguère fait valoir que ces véhicules possèdent « toutes les caractéristiques de sécurité des véhicules comparables de la même époque. »

La plupart ne possèdent donc pas de coussins gonflables. « Mais il n’y a aucun véhicule avant 1990 qui a des coussins gonflables non plus », plaide M. Giguère.

 

 

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