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La Cour suprême invitée à se prononcer sur la vie du chien Punky

Agence QMI

Bouvier australien (en anglais Australian cattle dog) à la robe truité de rouge sur le gazon

Olivier Piéton - stock.adobe.com

Le sort de Punky, un bouvier australien qui s’est déjà violemment attaqué à une femme de Vancouver, repose désormais entre les mains des juges de la Cour suprême du Canada, qui devront décider s’ils souhaitent entendre sa cause.

Il y a deux ans, Punky et sa maîtresse, Susan Santics, se promenaient dans un parc de Vancouver lorsque la bête est partie à la course pour foncer vers une femme, mordant cette dernière à la jambe et lui infligeant plusieurs lésions, peut-on lire dans un jugement rendu par la Cour d’appel de la Colombie-Britannique au début du mois.

Suite à cette attaque, Punky avait été saisi par la Ville de Vancouver le 13 septembre 2017, mettant en branle une longue saga judiciaire.

La Cour provinciale de la Colombie-Britannique a d’abord estimé, en juillet 2018, que Punky devait être euthanasié en raison de son agressivité et de sa dangerosité, l’animal ayant déjà mordu au moins trois autres personnes. Un vétérinaire chargé de l’examiner avait même dû reculer devant l’agressivité du bouvier australien.

De plus, le juge avait déploré l’attitude de Mme Santics, l’accusant «d’aveuglement volontaire» puisqu’elle avait minimisé la gravité des blessures infligées par son chien et refusé de le forcer à porter une muselière.

Dernière chance

Depuis ce jugement, Mme Santics a tenté de faire renverser la décision, sans succès jusqu’ici. La Cour d’appel de la Colombie-Britannique lui a toutefois octroyé la possibilité, la semaine dernière, de tenter de saisir la Cour suprême du Canada.

«Nous pouvons maintenant amener le dossier de Punky au prochain niveau. Les chances sont minces, mais au moins, maintenant, nous avons cette chance», s’est réjouie l’avocate de Mme Santics, Victoria Shroff, en entrevue au «Squamish Chief».

«C’est tellement émotionnel. C’est un chien super intelligent. Les chiens ont le cerveau d’un enfant de trois ans. Je vois ça en lui. C’est pourquoi je me bats si ardemment», a pour sa part commenté Susan Santics au «Squamish Chief».

La Cour suprême du Canada devra maintenant décider si elle souhaite entendre la cause de Punky. Il s’agit du tout dernier recours possible pour le bouvier, qui demeure entre les mains de la Ville de Vancouver en attendant.