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Une mère pardonne à ceux qui sont impliqués dans la mort de son fils

Alex Drouin | Journal de Montréal

ALEX DROUIN/JOURNAL DE MONTRÉAL

Une mère dont le fils de 21 ans a été tué durant une tentative de vol dans son appartement a fait savoir devant les tribunaux qu’elle avait pardonné aux deux hommes impliqués dans la mort de son enfant.

«Je ne pense pas que vous êtes de mauvaises personnes et je n’ai pas d’esprit de vengeance envers vous. J’espère que le temps de la sentence qui vous sera prochainement imposée vous aidera à devenir de meilleures personnes», a lancé avec émotion Stéphanie Laperle lorsqu’elle s’est adressée à William Pratte et Brandon Vaillancourt en cours lundi.

Son fils, Félix Bergeron, un vendeur de drogues, a été tué le 18 juillet 2018. Robert Sargeant a plaidé coupable d’homicide involontaire tandis que Pratte, 20 ans, et Vaillancourt, 19 ans, ont comploté pour l’aider à entrer au domicile de l’homme de 21 ans qui se trouvait au centre-ville de Sherbrooke.

Lundi, la mère de la victime s’est adressée au juge Conrad Chapdelaine pour lui expliquer la douleur qu’elle ressentait d’avoir perdu son fils.

Puis, elle s’est retournée et a regardé les deux accusés.

«Je ressens de l’empathie envers vous, car vous me faites penser à mon fils. Je garde espoir que vous vous repreniez en main», a lâché en pleurant la femme de 39 ans.

Pratte regardait parfois la mère et parfois par terre pour fuir son regard tandis que Vaillancourt semblait ébranlé par ce qu’il entendait.

En mars dernier, les accusés ont plaidé coupables de complot afin de commettre un acte criminel et de s’être introduits dans une maison dans le but de commettre un vol. Le soir du drame, ils venaient voler la drogue qu’avait en sa possession Félix Bergeron.

Ils demandent de les pardonner

Pratte et Vaillancourt se sont également adressés à la mère pendant la journée.

«J’aimerais que vous me pardonniez», a soutenu Pratte en lisant une lettre qu’il avait écrite.

«Je ne connaissais pas votre fils, mais ce soir-là, on allait seulement récupérer un cellulaire. On n’allait pas là pour le tuer», a dit Vaillancourt en sanglotant.

La Couronne réclame une détention de deux ans avec une probation de trois ans alors que la défense demande une peine de 90 jours de façon discontinue, et, entre autres, des travaux communautaires.

William Pratte et Brandon Vaillancourt reviendront en cour le 5 novembre pour la suite des procédures judiciaires.

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