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Le gouvernement improvise dans le dossier du 3e lien, selon Sébastien Proulx

Véronique Racine | Agence QMI

Sebastien Proulx

Simon Clark/Agence QMI

Le député libéral et ex-ministre Sébastien Proulx reproche au gouvernement de François Legault «son improvisation» dans le dossier du troisième lien routier entre Québec et Lévis.

«La planification, c’est au-delà de dire que c’est un tunnel parce que quand j’ai joué les dés, c’est sur ça que je suis tombé», a mentionné le député de Jean-Talon lors de son passage à QUB radio à l’émission «Franchement dit».

Le leader parlementaire de l’opposition officielle a expliqué à l’animateur Jonathan Trudeau l’importance de la participation du gouvernement fédéral dans le financement du projet d’un troisième lien pour Québec et Lévis.

«Le troisième lien, là où je reproche au gouvernement son improvisation; François Bonnardel [le ministre des Transports], M. Legault [le premier ministre], Éric Caire [ministre de la région de Québec] dans le passé : "le fédéral, on n’en a pas besoin". Pensez-vous vraiment qu’on va financer un projet de plusieurs milliards tout seul?»

Demande de transparence

Alors qu’une étude du professeur Bruno Massicotte estimait la construction d’un tunnel à 4 milliards$ en 2016 et que le maire de Québec, Régis Labeaume, a parlé de 10 milliards $, le gouvernement Legault refuse toujours de révéler les coûts envisagés.

«Qu’ils fassent preuve de transparence, qu’ils nous disent combien ça va coûter, qu’ils nous disent comment on entend le financer, qu’est-ce qu’on priorise, qu’est-ce qu’on va mettre de côté et les Québécois à ce moment-là ils continueront d’appuyer ce projet-là ou pas et là c’est la population qui aura parlé», a précisé M. Proulx.

Le péage

Le gouvernement Legault avait toujours rejeté l’idée d’un péage pour financer le troisième lien, mais lundi, en entrevue à QUB radio, le ministre des Transports François Bonnardel a dit ne plus être totalement contre.

Pour sa part, Sébastien Proulx a affirmé qu’il n’est «pas rendu là» dans ses réflexions sur le péage et que son opinion «n’est pas arrêtée là-dessus».

«Écoute, je ne connais pas les coûts, je ne connais pas les impacts sur la fluidité», a-t-il tranché.