/news/law

Le père de la fillette martyre veut être libéré sous caution

Jean-François Desbiens | TVA Nouvelles

Le père de fillette de 7 ans de Granby décédée de maltraitance le 30 avril dernier, a demandé mardi une deuxième fois, d'être libéré en attendant son procès.

Sa requête en révision de cautionnement sera débattue jeudi prochain, le 5 septembre, en Cour supérieure au palais de justice de Granby.

Son avocat, Martin Latour, s'appuie sur une nouvelle preuve au dossier, de nouvelles conditions qui pourraient être imposées à son client ainsi que des erreurs de droit qu'aurait commises le juge de la Cour du Québec Serge Champoux, dans sa décision du 10 juin dernier.

La requête devait être plaidée mardi matin, mais a dû être reportée en raison de délais institutionnels. C’est parce que des notes sténographiques de l'enquête sur remise en liberté n'ont pas encore été transcrites et ne sont pas pour l'instant disponibles pour les parties.

Le procureur Claude Robitaille s'oppose à la requête de la défense; selon lui, s'il y a des faits nouveaux, ils ne changent en rien la position de la poursuite.

L'homme de 30 ans fait face à des accusations de négligence criminelle causant la mort, de séquestration, d’abandon d'enfant et de ne pas lui avoir fourni les choses essentielles à la vie.

La belle-mère a un nouvel avocat

La belle-mère de la petite victime, conjointe de l'autre accusé, était aussi de retour devant le tribunal pour annoncer qu'elle avait trouvé un nouvel avocat afin d'assurer sa défense.

La femme de 36 ans est accusée de meurtre non prémédité, de séquestration et de voies de fait graves.

Son avocat, Michel Marchand, aura besoin de temps pour prendre connaissance de l'ensemble de la preuve.

Le dossier a été remis au 28 octobre. La femme demeure détenue et devra elle aussi s'adresser à la Cour supérieure si elle devait décider de demander sa liberté provisoire.

Rappelons que la fillette martyre a été découverte inconsciente et ligotée à l'intérieur de la résidence familiale le 29 avril dernier à Granby. Son décès est survenu le lendemain à l'hôpital. Cette histoire avait choqué tout le Québec, forcé le gouvernement québécois à demander une commission d'enquête spéciale sur les services de protection de la jeunesse. La petite victime était connue de la direction de la protection de la jeunesse et suivie par les services sociaux depuis sa naissance.

Dans la même catégorie