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Une travailleuse sociale se joint à la police de Trois-Rivières

TVA Nouvelles

La direction de la police de Trois-Rivières a annoncé l’intégration d’une travailleuse sociale à son équipe pour répondre à la hausse des cas de maladie mentale observés dans la région.

Depuis 2014, le nombre d’appels impliquant des individus présentant des signes d’un état mental perturbés est en hausse.

En 2018, ce sont plus de 800 appels de cet ordre qui ont été recensés seulement à Trois-Rivières.

Cette action concrète s’inscrit dans le cadre d’un projet pilote initié entre la police de Trois-Rivières et le Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec.

En plus d’outiller et de soutenir le travail des policiers, la travailleuse sociale interviendra directement auprès de la clientèle aux prises avec de réels troubles mentaux diagnostiqués, des personnes confuses ou dont l'état mental est perturbé par la prise de médicaments, de stupéfiants ou d'alcool.

Son intégration dans l’équipe vise à réduire le temps d'intervention des opérations policières, qui peuvent prendre jusqu'à 1h40 par policier, selon René Martin, directeur de la police de Trois-Rivières: «Quand nos policiers interviennent dans ces événements-là, ils ne sont pas sur la route en train de faire d'autres interventions ou de répondre à d'autres appels. Souvent, ce sont des choses où on n'a pas le champ d'expertise pour aller plus loin.»

La travailleuse sociale agira comme agente de liaison pour faciliter l’accès et la référence vers différentes ressources du réseau public et communautaire.

 

-Avec les informations de Cassandre Forcier-Martin