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Des lois sur les armes à feu assouplies après la tuerie au Texas

Agence QMI

Malgré une énième tuerie qui a fait sept morts et 22 blessés au Texas samedi, de nouveaux assouplissements sur les lois encadrant les armes à feu sont entrés en vigueur dimanche, permettant ainsi aux Texans de porter plus aisément leurs armes.

En date du 1er septembre, les citoyens de cet État peuvent désormais, entre autres, amener une arme à l'école, tant qu'elle demeure dans leur voiture; entreposer des armes en maison d'accueil; garder une arme dans leur logement, malgré l'opposition de leur propriétaire; aller à l'église ou dans tout autre lieu de culte avec leur arme et se déplacer avec une arme à feu lors de désastre ou de catastrophe naturelle, même sans permis, a énuméré la chaîne CNN dimanche.

Ces nouvelles règles allégées sont entrées en vigueur au lendemain de la mort de sept personnes de 17 à 55 ans, abattues à Odessa et Midland par un tueur qui a ouvert le feu sur nombre de passants, poursuivis par la police sur plusieurs kilomètres. Vingt-deux personnes, incluant une fillette de 17 mois et trois policiers, ont aussi été blessées par le forcené, qui a été abattu par les forces de l'ordre.

L'identité du tireur n'a pas été confirmée par la police, qui refuse de lui donner de la notoriété, mais plusieurs médias ont rapporté qu'il s'agirait de Seth Ator, un homme blanc dans la trentaine. L'individu avait ouvert le feu après avoir été intercepté par la police sur la route, avant de s'emparer d'un camion postal, tuant au passage son conducteur, pour poursuivre sa virée meurtrière.

L'homme pourrait avoir utilisé un fusil AR-15 pour perpétrer ses crimes, la police ayant confirmé qu'il avait utilisé une arme de type AR. Le AR-15 est l'arme de prédilection des tueurs de masse aux États-Unis, se retrouvant au cours de nombreuses tueries ces dernières années.

Au cœur de l'horreur

L'une des victimes est la petite Anderson Davis, un bébé de 17 mois qui a été blessé par des éclats de munitions. Celle-ci a notamment eu la lèvre inférieure et la langue percées par des éclats, en plus de voir ses dents avant éclater, ont détaillé ses parents.

Une campagne de financement lancée sur le site GoFundMe par une amie de la famille, Haylee Wilkerson, a permis d'amasser plus de 150 000 $ en moins de 24 heures, pour couvrir les frais médicaux de la petite Anderson.

Une page GoFundMe a aussi été lancée pour venir en aide au policier de Midland Zack Owens, qui a été atteint de plusieurs projectiles à la main et au bras, en plus de recevoir des éclats de verre à l'œil.

L'agent a notamment eu des jointures fracturées par une balle qui lui a traversé la main gauche

Près de 60 000 $ avaient été amassés, en après-midi, pour couvrir ses soins de santé. Il a aussi eu un bras fracturé par une autre balle.

Shauna Saxton a vécu de près l'horreur, samedi, lorsqu'elle a été prise pour cible par le tueur. «J'ai regardé par-dessus mon épaule et une voiture dorée s'est garée. L'homme était là et il avait une arme longue, qu'il pointait vers moi», a-t-elle raconté à la chaîne CBS7.

«Tout ce que je savais, c'est que j'étais sa cible et que je devais me sortir de là le plus vite possible. Je suis devenue un peu agressive au volant», a-t-elle poursuivi, mentionnant que deux voitures qui lui bloquaient la route se sont déplacées à temps, lui permettant de fuir le tireur.

Une autre automobiliste, Rebecca Black, a aussi vu d'un peu trop près le tireur. Inquiète après avoir entendu l'alerte sur le tireur actif à la radio, la mère, sa fille - qui était au volant - et ses deux petits-enfants ont suivi un camion de la poste américaine, jusqu'à ce qu'elles voient le tireur ouvrir le feu vers un VUS.

«La fille a fait marche arrière, puis nous l'avons vu foncer vers le sud, avec des policiers partout. [...] Ma fille l'a vu sortir du camion de poste et les policiers l’ont poursuivi à pied», a confié Mme Black au média local «Odessa American».

La virée meurtrière a brisé bon nombre de familles et attristé une multitude de proches, incluant Mike Barrett, un sexagénaire qui a appris le décès de son patron, à qui il devait la vie.

«C'était un homme bien qui ne méritait pas ce qui lui est arrivé. Aucune de ces personnes ne méritait ça», a-t-il déclaré au «Odessa American».

Le patron de M. Barrett avait sauvé la vie de son employé, en février dernier, en lui pratiquant un massage cardiaque pendant 12 minutes, après une crise cardiaque survenue au travail. Sans lui, le sexagénaire ne serait plus là aujourd'hui.

«J'échangerais ma vie avec la sienne dès maintenant. Je suis dépassé par tout ça. Je n'aurais jamais cru que ça pourrait se produire», a-t-il affirmé.

 

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