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Ouragan Dorian: «tout le monde est très nerveux» aux Bahamas

Agence QMI

Une Canadienne qui demeure à Freeport, aux Bahamas, attendait avec anxiété l'arrivée de l'ouragan Dorian, qui pourrait causer d'importants dégâts dans l'archipel.

La tempête, qui est passée en catégorie 5, avec des vents soufflant à environ 250 km/h dimanche matin, frappera de plein fouet l'île de Grand Bahama, au large de la Floride.

«C'est une tempête qui file très lentement. C'est sûr qu'on va sentir les effets néfastes de la tempête, parce qu'elle va rester beaucoup trop longtemps sur l'île», a raconté Louise Rodrigue, en entrevue à TVA Nouvelles.

La Canadienne a déjà affronté quatre ouragans par le passé, mais jamais une tempête de l'ampleur de Dorian.

«Tout le monde est très nerveux sur l'île, parce qu'on sait à l'avance que c'est un calvaire qu'on va vivre. [...] On s'attend à des vents de 160 miles à l'heure qui vont nous fouetter pendant presque 24 heures, alors, vous pouvez comprendre que nos inquiétudes sont très fortes. Il faut vraiment s'abandonner à la providence», s'est inquiétée Mme Rodrigue.

Au moment de se confier à TVA Nouvelles, la résidente de Freeport assistait à une «journée normale» et pouvait encore apercevoir le soleil. Celui-ci était cependant sur le point de disparaître sous l'avancée de Dorian, qui doit commencer à frapper Grand Bahama dimanche soir, et possiblement faire sentir ses effets jusqu'à mardi.

Avec ses réserves de vivres et d'eau et sa maison bien barricadée, la Canadienne craint surtout l'après-Dorian. Les routes bloquées, l'électricité coupée, les services fermés, les communications impossibles: les prochaines semaines s'annoncent complexes et émotives, craint-elle.

«Ce sont des craintes réelles. Je crois que les gens de l'extérieur n'ont aucune idée des dégâts qu'il va y avoir sur cette île», a-t-elle laissé tomber avec émotion.

Nassau épargnée

Mme Rodrigue n'est pas à seule Québécoise qui se préparait à affronter la tempête, dimanche. Pierre Tétreault, qui réside à Nassau, attendait lui aussi l'arrivée de Dorian.

«On est chanceux. On est relativement épargné par l'ouragan, vu qu'on est à 130 km au sud de Marsh Harbor, de l'œil de l'ouragan», a-t-il confié à TVA Nouvelles en fin d'après-midi.

«On a eu de la pluie forte en après-midi, avec des vents de 20 à 30 nœuds (37 à 56 km/h). On attend encore d'autres vents en soirée et beaucoup de pluie», a-t-il poursuivi, en évoquant des vents soutenus et de la pluie qui pourraient perdurer pendant 48 heures.

Ce capitaine chez Navtours prend soin de ses navires et attend patiemment que la tempête passe. «Toutes les deux ou trois heures, on va vérifier les bateaux afin qu'ils soient bien attachés», avait-il expliqué plus tôt en matinée.

«Plusieurs personnes sont habituées ici, alors beaucoup de personnes ont des génératrices et des provisions pour trois, quatre jours», a aussi mentionné M. Tétreault.

Selon lui, plusieurs personnes ont choisi de demeurer aux Bahamas, incluant sur les îles au cœur de la tempête.

«Il y a plusieurs personnes, le seul bien qu'ils ont, c'est leur maison. Ils préfèrent rester pour tenter de sauver quoi que ce soit, plutôt que voyager. Il y a aussi le côté financier pour quitter l'île et trouver une place où rester. Ce n'est pas évident pour les Bahamiens», a-t-il évoqué.

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