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Revenus à l’étranger: SNC-Lavalin devancée par WSP

Agence QMI

GEN-SNC-LAVALIN

Joël Lemay / Agence QMI

La firme de génie-conseil montréalaise SNC-Lavalin a chuté au sixième rang dans le dernier classement international des entreprises d'architecture et d'ingénierie les plus lucratives à l’étranger, alors que WSP, une autre entreprise de Montréal, est montée en deuxième position de ce palmarès.

L’an dernier, SNC-Lavalin était arrivée troisième parmi les 225 entreprises de génie et d’architecture sondées par le magazine spécialisé américain «ENR». WSP, elle, était au quatrième rang l’an dernier de ce classement établi en fonction du succès des firmes au-delà de leurs frontières en termes de conception d’infrastructures.

Cette année, au premier rang, arrive la compagnie britannique Wood, qui est en à sa première participation au sondage.

En deuxième position, WSP, autrefois connue sous le nom de Genivar, devance les firmes américaines Jacobs et AECOM, qui étaient l’an dernier au premier et second rang dans le classement, respectivement.

Dans les dernières années, WSP a connu plusieurs difficultés au pays, ce qui ne l’a pas empêchée de poursuivre sa croissance à l’international.

En mars dernier, la firme a notamment été condamnée à amende record de 4 millions $ pour avoir truqué des contrats publics à Montréal, Québec, Gatineau et Laval lorsqu’elle s’appelait encore Genivar.

Pas plus tard que la semaine dernière, WSP a mis la main sur Ecology and Environment(E & E), une compagnie américaine d’experts-conseils en environnement.

SNC-Lavalin glisse

Si SNC-Lavalin a aussi eu des ennuis sur le plan intérieur, l’entreprise s’est moins bien tirée d’affaire à l’étranger que l’autre québécoise, passant de la troisième place du palmarès de la revue «ENR» l’an dernier, au sixième rang dans le nouveau classement.

Depuis 2015, le fleuron québécois de l’ingénierie fait face à des accusations de corruption pour avoir versé des pots-de-vin à l’ancien régime Kadhafi, en Libye.

Un possible accord pour éviter une condamnation criminelle de l’entreprise a créé au printemps dernier une crise politique sans précédent à Ottawa.

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