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Sainte-Marthe-sur-le-Lac : un sinistré exprime son désespoir à coups de graffitis sur sa maison

TVA Nouvelles

Un sinistré à bout de souffle de Sainte-Marthe-sur-le-Lac a trouvé une façon assez originale d’exprimer son désespoir.

La résidence de Steven Proulx a été inondée au printemps dernier, seulement quelques mois après qu’il en eut fait l’acquisition. La maison est désormais considérée comme une perte totale, mais le propriétaire n’a pas encore touché un dollar de la part de ses assureurs.

Pourtant, lorsqu’il a acheté la propriété en décembre 2018, le certificat de localisation indiquait qu’il ne se trouvait pas en zone inondable. «Quand je l’ai achetée, je me suis dit que je pouvais dormir en paix. Que s’il y avait une inondation, j’allais être couvert», déplore M. Proulx.

«Au niveau des assurances, ils ne veulent pas me payer parce qu’ils disent que c’est une inondation, mais en réalité, ce n’est pas une inondation, c’est un bris d’infrastructure, un bris de digue», poursuit le jeune homme.

 

C’est pour dénoncer la situation que le sinistré a décidé de vandaliser sa propre maison en écrivant, muni d'un pinceau, des messages destinés notamment aux politiciens. «SOS», «M.Legault, et si c’était votre maison» et «Aidez-moi» sont quelques-uns des messages que l’on peut lire sur les murs extérieurs de la résidence abandonnée.

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Si M.Proulx a maille à partir avec ses assurances, son voisin immédiat, lui, a obtenu non sans peine son remboursement. Or, lors du renouvellement de sa prime, il a constaté que ses assurances avaient bondi de 500 $.

«Ça n’a pas été facile, mais on a finalement été dédommagé», affirme Martin Lefebvre.

Steven Proulx espère obtenir un remboursement juste, qui comprendra les préjudices et torts moraux subis au cours de son bras de fer avec son assureur.

Une digue qui dérange

Par ailleurs, ce qui retient aussi l’attention ces jours-ci à Ste-Marthe-sur-le-Lac, ce sont les travaux pour solidifier la digue et le blocus d’un groupe de riverains craignant de se retrouver avec un mur de six pieds.

La hauteur de la digue, disent-ils, les prive de la vue sur le lac des Deux-Montagnes et risque de faire baisser la valeur de leur maison.

Michel Sirois, propriétaire d'une résidence pour aînés, est l'un d'entre eux. Il parle d'un «mur» qui sera érigé au bord de son terrain. «On est au bord de l’eau, la vue fait partie de la signature de notre commerce», déplore-t-il.

Les travaux de renforcement et de rehaussement de la digue qui a cédé lors des inondations au printemps dernier ont débuté le 19 août et couvrent les berges du lac des Deux Montagnes entre la 1re et la 45e Avenue.

La mairesse Sonia Paulus a affirmé que la hauteur de la nouvelle digue n’était pas négociable.

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