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Pénurie généralisée de main-d'œuvre dans l'industrie touristique

Agence QMI et TVANouvelles

Que ce soit à Québec, au Saguenay-Lac-Saint-Jean, dans le Bas-Saint-Laurent ou en Gaspésie, les entrepreneurs doivent faire des pieds et des mains pour trouver des employés afin d'accueillir les touristes, les étudiants embauchés étant de retour sur les bancs d'école.

À Québec, les restaurateurs peinent à servir les milliers de touristes qui visitent la capitale nationale.

«C'est la semaine, le problème. Du lundi au vendredi, on est ouvert le jour et le soir. Or, ces jeunes-là doivent étudier et travailler dans leur domaine d'étude. Alors, là, on a un problème. On fait des recherches à peu près partout pour trouver de l'aide», a résumé Marcel Veilleux, propriétaire du restaurant-pub D'Orsay, au micro de TVA Nouvelles.

Certains restaurateurs peinent même à parvenir à ouvrir leurs portes, faute d'employés.

«On a un restaurant ouvert depuis un peu plus de quatre mois qu'on doit fermer une journée et demie supplémentaire. On a commencé avec cinq jours d'ouverture. On devait passer à sept et, au lieu de ça, on a réduit à trois jours et demi d'ouverture», a raconté Arnaud Marchand, chef cuisinier et copropriétaire des restaurants Chez Boulay et Les Botanistes.

Septembre, mois touristique

La situation n'est guère plus rose du côté de la Gaspésie et du Bas-Saint-Laurent, où le nombre de touristes attendus en septembre supplante maintenant celui de juin.

«Quelqu'un est capable de nous donner un trois heures par semaine, un autre huit heures. Alors, on commence à jouer un peu à "Tetris" pour tenter de faire "fitter" les horaires», a expliqué Jean-François Fortin, gestionnaire de la microbrasserie Le Ketch, située à Sainte-Flavie.

Plusieurs entrepreneurs estiment que reporter la date de la rentrée scolaire au cégep à la mi-septembre permettrait de résoudre bien des problèmes.

« À la mi-août, [les étudiants] vont préparer leur appartement. Faudrait vraiment que l’école commence le 15 septembre. [...] Ça pourrait faire un bon mix avec l’achalandage touristique», estime Guillaume Gagnon, propriétaire du Centre d'Art Marcel Gagnon.

Les retraités à la rescousse

Au Saguenay-Lac-Saint-Jean, des commerçants tâchent de convaincre des retraités de reprendre du service pour remplacer les étudiants.

«On se tourne beaucoup vers les retraités. Ils veulent travailler et ils sont plus disponibles. En plus, ce sont des personnes très fiables», a confirmé Martin Tremblay, le gérant de la Bonne Patate de Chicoutimi, à Saguenay.

Ce retour sur le marché de l'emploi à plusieurs avantages, pour ces ainés, qui peuvent toucher un revenu d'appoint en échange de quelques heures de travail, tout en brisant leur isolement.

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