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Un couple d'ainés dénonce des lacunes dans les soins à domicile

Agence QMI

Un couple d'aînés atteint d'importants problèmes de santé dénoncent d'importants manques dans les services de soins de santé à domicile à Montréal.

Trois fois par jour, le CLSC de Côte-des-Neiges doit envoyer un préposé à la demeure des Caglar, entre autres pour les aider à prendre leurs médicaments et préparer les repas.

Or, les préposés ne sont pas toujours au rendez-vous, particulièrement lors des longues fins de semaine. «Le samedi et le dimanche, il est parfois passé 20 h et nous n'avons pas eu nos médicaments du souper et du coucher», a donné en exemple Huguette Caglar, une ancienne professeure émérite de l'Université de Montréal aujourd'hui âgé de 87 ans, à TVA Nouvelles.

Mme Caglar a besoin de prendre des médicaments pour contrôler sa tension artérielle, ainsi qu'à la suite d'une opération à la thyroïde. Son conjoint, Celal Caglar, souffre d'Alzheimer et d'un cancer, avec des métastases aux poumons.

Parfois, il arrive que le CLSC fasse appel à des préposés provenant d'agences, avec un succès mitigé. «Parfois, il ne viennent pas, ou ils ne peuvent pas ouvrir la boite qui contient les médicaments parce qu'elle est sous clé. [...] Alors, c'est une lutte épuisante [pour obtenir des soins]», a déploré Mme Caglar.

D'autres types de soins sont aussi difficiles à obtenir pour le couple. «Je n'arrive pas à joindre [ma travailleuse sociale]. C'est toujours sa boite vocale. Elle a trois heures chaque mois pour s'occuper des factures. Là, j'ai de très lourdes pénalités parce que les factures sont en retard», a-t-elle dénoncé.

Le couple s'est tourné vers l'avocat Jean-Pierre Ménard, dans l'espoir de faire changer les choses. «On pense à une mise en demeure et à une série d'autres procédures», a-t-il avancé.

Le CIUSSS du Centre-Ouest-de-l'Île-de-Montréal et le bureau de la ministre de la Santé Danielle McCann n'ont pas répondu aux appels de TVA Nouvelles.