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Sainte-Marthe n'entend pas à rire avec les riverains

Yves Poirier | TVA Nouvelles

La séance extraordinaire du conseil municipal de Sainte-Marthe-sur-le-Lac s’est déroulée dans un climat de haute tension mardi après-midi puisque les élus ont voté en faveur de mesures fermes pour contrer tout obstacle à la construction de la digue.

Dans un communiqué sur le site web de la Ville, on peut lire que le conseil municipal a été saisi d’un projet de résolution en vue d’émettre des ordonnances assurant la poursuite sans obstacles de tous les travaux projetés en raison de l’urgence de la situation.

«Rappelons qu’il est impératif que ce projet soit réalisé avant l’hiver en prévision de la crue du printemps 2020. Si ces ordonnances ne sont pas respectées, le projet de résolution prévoit la possibilité d’entreprendre toutes les procédures judiciaires appropriées, dont l’émission d’ordonnances d’injonction», peut-on lire.

«La Ville de Sainte-Marthe-sur-le-Lac ayant été mise en demeure par deux citoyens riverains de cesser les travaux de la nouvelle digue, elle n’a d’autre choix que de procéder de la sorte pour assurer la réalisation de ce projet d’importance primordiale pour la sécurité des Marthelacquoises et des Marthelacquois», explique la mairesse, Me Sonia Paulus.

Cette dernière justifie l'action de son administration en soulignant qu'elle a le devoir de protéger 1600 propriétés situées derrière la digue. «Assez, c'est assez», tranche-t-elle.

Avec ces travaux, la digue serait rehaussée d’environ 1,5 m, ce qui obstruerait la vue de certains résidents qui habitent sur la rive du lac des Deux-Montagnes.

«Ce n'est pas une digue qu'ils font, c'est un barrage selon la loi des barrages, s’indigne Serge Racette, un citoyen. Et si vous voyiez la démesure de ce qui s'en vient, c'est un non-sens.»

Selon la mairesse, ils ne seraient plus qu'une poignée de citoyens réticents à toujours empêcher la Ville d’accéder à la digue.

«On n’est pas là pour en protéger deux  [résidences], réplique la mairesse Sonia Paulus. On protège 1600 propriétés.

Plusieurs Marthelacquois rencontrés sont d'ailleurs en faveur du rehaussement de la digue à six pieds, comme les experts le suggèrent.

«Ça ne me dérange pas de ne plus voir le lac à l'extérieur. Je ne veux plus voir le lac dans mon sous-sol», mentionne un sinistré du printemps dernier.

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