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Sans nouvelles de ses parents aux Bahamas

Hugo Duchaine | Journal de Montréal

Denis Dudley et Sharyn Laughlin, pris dans l’archipel, n’ont pas encore donné signe de vie à leur famille.

Courtoisie

Denis Dudley et Sharyn Laughlin, pris dans l’archipel, n’ont pas encore donné signe de vie à leur famille.

Une Québécoise sans nouvelles de ses parents depuis le passage dévastateur de l’ouragan Dorian aux Bahamas s’inquiète pour leur sécurité et lance un appel à l’aide pour les trouver.

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«La dernière fois que j’ai parlé à mes parents, ils s’étaient réfugiés dans le grenier parce que la maison avait été inondée. Les fenêtres avaient explosé et le toit commençait à s’effondrer», confie Kristin Dudley, dont la voix trahit l’épuisement.

L’œil de l’ouragan était alors au-dessus de Treasure Cay, au nord de Marsh Harbour, où la tempête soufflait à près de 300 km/h, à 16 h dimanche, quand elle a réussi à joindre ses parents. Mais depuis, plus rien.

Sortir de l’île

Sa sœur et elle multiplient les appels à la recherche d’aide pour sortir ses parents de leur maison et de l’île. «Pas juste eux, mais aussi tous ceux qui sont coincés», ajoute Mme Dudley. Elle réside à Greenfield Park depuis 10 ans, mais ses parents vivent à Ottawa.

La femme de 38 ans craint que ses parents de 70 ans n’aient aucun accès à l’eau potable ou de la nourriture. Son père est aussi diabétique, dit-elle.

Ses parents avaient tenté de fuir les Bahamas, mais l’aéroport local a été fermé dès samedi, quand la trajectoire de l’ouragan laissait finalement présager le pire.

«Nous nous inquiétons, nous attendons que les communications reprennent. Nous ne savons rien», souffle-t-elle. Le secteur d’Abaco, où se trouvent ses parents, aurait été le plus lourdement touché par Dorian.

Lors de leur conversation téléphonique, ses parents allaient bien, selon Mme Dudley. Ils s’attendaient à devoir traverser la nuit avant que l’ouragan ne passe, mais celui-ci s’est longuement acharné sur le secteur.

«Du jamais vu»

«C’est du jamais vu, c’est historique», souffle la Québécoise Marie-Pier Guy, qui vit à Nassau depuis 10 ans.

La capitale de l’archipel des Caraïbes a été relativement épargnée par l’ouragan Dorian. Par contre, Mme Guy a vu l’eau «couler partout» dans la nuit de dimanche à lundi, alors que les forts vents secouaient aussi la maison qu’elle loue.

Toute l’île avait perdu l’électricité et elle n’osait pas sortir de chez elle en raison des inondations un peu partout. Elle était aussi sans aucune nouvelle de ses amis vivant sur l’île Abaco.

«Là-bas, c’est une destruction totale», s’inquiète-t-elle. Elle a vu quelques vidéos des graves dommages lorsque l’œil de l’ouragan a survolé l’endroit, mais elle craignait pour la suite.

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