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«Bonjour, hi»: «Nous sommes une blague internationale!» dit Beryl Wajsman

TVA Nouvelles

Le chroniqueur du Journal de Montréal, Mathieu Bock-Côté, et le rédacteur en chef du groupe The Suburban, Beryl Wajsman, ont croisé le fer sur la controversée formule du «Bonjour, hi», mercredi soir, sur les ondes de LCN.

Pour Mathieu Bock-Côté, l’expression répandue dans les commerces de Montréal symbolise un problème beaucoup plus grand.

Le «Bonjour,hi» est le syndrome d’un dérèglement profond, affirme Mathieu Bock-Côté. Lorsqu’on dit «Bonjour,hi», c’est dire que vous avez le choix entre le français et l’anglais. Dès lors, si vous avez le choix entre le français et l’anglais, le français est optionnel.

Beryl Wajsman considère plutôt le contraire, le débat est maintenant complètement dépassé et risible.

«J’ai trouvé qu’il y a eu une crise à l’époque, mais la victoire est faite!, soutient-il. Maintenant, avec le «pastagate», le «spoongate», puis le «bonjour, hi», nous sommes une blague internationale.»

La francisation des immigrants

Le chroniqueur du Journal de Montréal insiste. Le français, particulièrement à Montréal, est en danger et la francisation des immigrants est primordiale.

«Pour l’instant, l’anglicisation de Montréal est une réalité et elle passe essentiellement par l’immigration, prétend Mathieu Bock-Côté. Si on ne francise pas l’immigration, on perd Montréal. Ça me semble être une tâche élémentaire de survie pour le Québec et si on ne fait pas ça, ça veut dire qu’on ne fera rien.»

Un constat que ne partage pas du tout M. Wajsman. « Si un gouvernement veut me dicter, avec des inspecteurs ou les lois, ce qui sort de ma bouche, c’est une société qui peut être beaucoup de chose, mais libre n’est pas un adjectif que tu peux utiliser.»

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