/news/law

Deux agents correctionnels arrêtés à Rimouski

Stéphanie Gendron | Journal de Québec

Deux agents des services correctionnels ont été arrêtés l'un après l'autre à leur arrivée au travail samedi dernier. On les soupçonne d’avoir fait du trafic de stupéfiants à l’intérieur de l’Établissement de détention de Rimouski.

De la méthamphétamine, de la résine de cannabis et du cannabis en vrac ont été retrouvés aux domiciles respectifs de Pierre-Yves Albert et Marc-Antoine Demers, 26 et 30 ans, de Rimouski.

L’un d’entre eux avait même de la drogue en sa possession lors de son arrivée au travail samedi.

«Lorsqu’ils ont été arrêtés, samedi dernier, en se présentant au travail à tour de rôle, dans un cas, suivant l’arrestation, des stupéfiants ont été découverts sur l’un des deux agents. Au [...] moment de leur arrestation, des perquisitions ont eu lieu aux domiciles respectifs des deux agents et, là, on a découvert d’autres stupéfiants», a dit Claude Doiron, de la Sûreté du Québec.

Les policiers ont saisi 135 comprimés de méthamphétamine, environ 285 grammes de résine de cannabis et près de 15 grammes de cannabis en vrac.

On ignore pour le moment l’ampleur des activités de trafic de stupéfiants à l’intérieur de l’établissement.

Les deux agents correctionnels ont immédiatement été relevés de leurs fonctions, a-t-on pu apprendre.

Les services correctionnels du ministère de la Sécurité publique disent collaborer pleinement à l’enquête policière.

L’événement est qualifié d’incident isolé au Québec.

Il n’a pas été possible de savoir où les agents sont détenus, sachant que l’établissement de détention provinciale dans le Bas-Saint-Laurent est à Rimouski. On nous a indiqué que ces informations ne sont jamais dévoilées, pour des raisons de sécurité et de confidentialité.

«Comme pour toutes les personnes incarcérées, les services correctionnels s’assurent de mettre en place des mesures appropriées pour assurer l’encadrement et la sécurité de ces accusés durant leur incarcération», a indiqué Patrick Harvey, relationniste médias au ministère de la Sécurité publique.

L’organisation n'a pas souhaité faire d'autres commentaires sur ces cas en particulier, compte tenu de l’enquête policière et des procédures judiciaires en cours.

«Le maintien d’un environnement sécuritaire pour les personnes incarcérées, l’ensemble des membres du personnel, les partenaires et les visiteurs à l’intérieur des établissements de détention est d’ailleurs une priorité pour le ministère de la Sécurité publique», a conclu M. Harvey.

Les deux agents ont été accusés de possession de stupéfiants dans le but d’en faire le trafic, mardi, au Palais de justice de Rimouski. Pierre-Yves Albert a été remis en liberté mercredi, moyennant une caution de 10 000 $. L’enquête sous caution de Marc-Antoine Demers a lieu jeudi.