/regional/montreal/laurentides

La ministre Guilbault appuie la nouvelle digue de Sainte-Marthe-sur-le-Lac

Emmanuel Martinez | Agence QMI

La ministre de la Sécurité publique du Québec Geneviève Guilbault appuie la nouvelle digue de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, qui est contestée par certains riverains de cette municipalité bordant le lac de Deux Montagnes, près de Montréal.

«Au-delà des objections et des insatisfactions pour certaines personnes par rapport au paysage et à la vue, le premier devoir des élus, c’est la protection des citoyens. Cette protection-là passe par le rehaussement et le renforcement de la digue», a tranché la ministre en point de presse, mercredi.

Elle réagissait ainsi aux critiques de riverains de Sainte-Marthe-sur-le-Lac qui affirment que la digue n’a pas besoin d’être relevée, mais seulement renforcée. La digue actuelle se trouve à 25 mètres au-dessus du niveau de la mer, alors que la nouvelle digue sera rehaussée à 26,5 mètres.

«Je vois difficilement comment on peut s’opposer à davantage de protection quand on repense à ce qui s’est produit le printemps dernier, a ajouté la ministre. C’est bien dommage, mais notre priorité, c’est la protection et le rehaussement.»

Elle a salué la présence de la police afin d’assurer que les travailleurs chargés d’améliorer la digue ne soient pas menacés par des citoyens mécontents.

Riverains furieux

Les riverains mécontents insistent pour dire que la hauteur de la digue n’a jamais constitué un problème. C’est son entretien qui a fait défaut, créant ainsi une brèche qui a provoqué les inondations à Sainte-Marthe-sur-le-Lac au printemps dernier, selon eux.

«C’est un ouvrage démesuré!» a lancé Serge Racette, l’un des citoyens de Sainte-Marthe-sur-le-Lac qui s’opposent à la hauteur de la digue.

«La hauteur de la digue, c’est [à revoir] une fois aux 1500 ans, a-t-il ajouté sur les ondes de LCN.  On la retouchera dans 125 ans si besoin»

Il dénonce également les coûts astronomiques liés au rehaussement de la digue.

«Là on arrive à 43 millions $! Qu’on fasse une digue à hauteur raisonnable et qu’on donne l’argent aux sinistrés! On rencontre ces gens, ils en font pitié!», a-t-il précisé.

Serge Racette a accusé la mairesse Sonia Paulus de tout faire pour discréditer les arguments des riverains et diviser la population de cette municipalité. L’élue a rejeté ces prétentions.

«C’est totalement faux, a dit Sonia Paulus à LCN. Ce sont ces riverains qui ont fait en sorte qu’il y a eu de la grogne. Les gens derrière étaient fâchés de savoir qu’ils nous empêchaient de passer sur leur terrain.»

La mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac a réitéré qu’il n’était pas question de faire marche arrière et que la Ville allait continuer de se fier aux recommandations formulées par les experts qu’elle a mandatés.

Martin Tremblay, un ingénieur spécialisé en géotechnique, lui a donné raison, puisque selon lui, la Ville va «au minimum» de ce qui est considéré comme les «bonnes pratiques» d’ingénierie en optant pour 1,5 mètre supplémentaire de hauteur.

«Si la Ville allait dans le sens des riverains, ce ne serait pas considéré comme un ouvrage de retenue conçu selon les règles de l’art», a-t-il affirmé à LCN.

Dans la même catégorie