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Fillette martyre : la force de la preuve questionnée

TVA Nouvelles

Les réactions sont nombreuses à la suite de la remise en liberté du père de la fillette martyre jeudi au palais de justice de Granby.

La décision du juge de la Cour supérieure du Québec amène les experts et le public à se questionner sur cette nouvelle preuve au dossier déposée par l’avocat de l’accusé.

En entrevue au TVA 17h avec Pierre Bruneau, le criminaliste Me Walid Hijazi a avoué comprendre la frustration des gens même s’il comprend ce qui a poussé le juge à prendre cette décision.

«Le juge doit considérer la gravité des accusations. Il doit également regarder la force de la preuve. Si quelqu’un est accusé d’un crime grave et qu’il a de très bonnes chances d’être reconnu coupable, il mérite d’être gardé détenu. Si un élément de preuve réussit à soulever une défense ou jette la responsabilité sur quelqu’un d’autre, le juge peut considérer la remise en liberté de l’accusé», explique-t-il.

Questionné au sujet de l’ordonnance de non-publication dans le dossier, Me Hijazi assure qu’il s’agit d’un choix normal compte tenu des circonstances entourant le procès.

«On ne veut pas contaminer un jury éventuel. (...) On veut que le jury arrive au procès avec l’esprit libre, clair, neutre, objectif et impartial. (...) Aussi frustrant que cela puisse être, l’intégrité d’un procès éventuel doit être protégée», rappelle le criminaliste.

 

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