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Renée Martel confiante de vaincre son cancer

Cédric Bélanger | Journal de Montréal

ARCHIVES/JOURNAL DE MONTRÉAL

Ce n’est pas parce qu’elle souffre d’un nouveau cancer que Renée Martel a l’intention de baisser les bras. Notre reine du country est convaincue qu’elle va guérir et elle se permettra même de monter sur scène, entre deux traitements de chimiothérapie, le 14 septembre, à Saint-Tite.

«Je sais que je vais m’en sortir». Au bout du fil, la chanteuse de 72 ans affiche un bel optimisme. Après avoir vaincu un cancer du foie, en 2013, la voilà aux prises avec un cancer du sein.

«Je suis en traitement. Avec tous les effets que ça comporte. Ce n’est pas facile, mais je le fais parce qu’il faut passer par là pour arriver à la guérison.»

Il n’y a jamais de bon moment pour apprendre que le vilain crabe est à l’œuvre. Mais dans le cas de Renée Martel, ça tombait fichtrement mal. Après avoir lancé l’album Arrière-saison, en novembre 2018, elle devait en 2019 partir pour une grande tournée québécoise. Tout a été annulé.

Foi de Renée Martel, ce n’est que partie remise.

«Je vais certainement recommencer plus doucement, mais c’est sûr et certain que je vais recommencer. Ce sera peut-être à l’automne 2020. Pour l’instant, la priorité c’est la santé.»

Ils lui disent tous oui

La santé et... Saint-Tite. Malgré la maladie, il était impensable pour Renée Martel de rater son rendez-vous avec le festival qu’elle chérit par-dessus tout. «J’étais là lors des premières éditions avec mon père. On marchait dans la boue pour se rendre sur scène», se rappelle-t-elle.

Encore cette année, Mme Martel a elle-même monté un spectacle qui réunira des voix de styles variés, de Paul Daraîche à Marc Hervieux en passant par les Frères à ch’val et Annie Blanchard. Manon Bédard, Laurence Jalbert, Laurie LeBlanc et Yves Lambert seront aussi de la fête.

Elle se réjouit que tous ceux qu’elle sollicite disent invariablement oui à son invitation. «Je n’ai jamais eu d’artiste capricieux».

Tous acceptent de se prêter au jeu du contre-emploi. «Marc Hervieux, je lui fais faire n’importe quoi. L’an passé, il a chanté Le Lumberjack, de Paul Daraîche. Ça avait été le succès de la soirée».

Attention à l’énergie

En raison de son état de santé, Renée Martel écourtera ses présences sur la scène. «Je pense que les gens vont être compréhensifs. Je fais attention à mes énergies», dit-elle en avouant que cette soirée sera bonne pour son moral, elle qui campe chez elle depuis des mois.

«Ce n’est pas que j’ai peur que les gens m’oublient, ce n’est pas ça. J’avais peur de ne plus avoir l’énergie pour faire ce métier. En ce moment, je ne l’ai pas, mais je sais que je vais la ravoir. Et à Saint-Tite, avec ce que j’ai à faire, ça va aller.»