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Contexte difficile pour les entrepreneurs en commerce de détails d'ici

Agence QMI

En début d’année, la femme d’affaires Caroline Néron avait placé son entreprise sous la protection de la Loi sur la faillite. Vendredi, elle annonçait la fermeture de l’ensemble de ses boutiques et une refonte de son modèle d’affaires.

Pour le directeur principal de la recherche nationale à la Fédération canadienne de l'entreprise indépendante (FCEI), Simon Gaudreault, les difficultés financières de l’entreprise de Caroline Néron illustrent bien les grands défis des entrepreneurs en commerce de détails.

«Il y a plusieurs choses qui se conjuguent et qui font en sorte que c’est très difficile pour nos détaillants québécois, nos petits indépendants, qui se battent contre des vents qui soufflent assez fort, soutient-t-il. La concurrence des géants étrangers, la concurrence du web, notre fiscalité n’est pas très équitable pour nos entrepreneurs d’ici et nos taxes sont très élevées», précise M. Gaudreault.

Le manque de main-d’œuvre est un autre des problèmes majeurs rencontrés par les PME du Québec. Simon Gaudreault se réjouit que les gouvernements y portent attention, mais ils doivent faire encore davantage.

«Immigration, formation de la main-d’œuvre, inclusion de certaines personnes qui sont souvent plus éloignées traditionnellement du marché du travail, c’est «gagnant-gagnant», mais il faut être encore plus énergique pour que nos entreprises aient la main-d’œuvre dont ils ont besoin», insiste l’économiste à la FCEI.

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