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La mère de l’accusé veut que son fils retourne en prison

TVA Nouvelles

La décision de remettre en liberté le Granbyen contre qui pèse de graves accusations en lien avec la mort de sa fillette de 7 ans a causé la stupéfaction, hier. Même la propre mère de l’accusé, la grand-mère de la petite qui aurait subi d’horribles sévices, veut que son fils retourne derrière les barreaux.

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C’est une femme en colère qu’a rencontré TVA Nouvelles. Elle est outrée de la décision du juge de la Cour supérieure, qui en révision de cautionnement à la suite du dépôt d'une nouvelle preuve apportée par l’avocat de la défense, a choisi de libérer l’accusé de 30 ans.

Responsabilité

La grand-mère estime que son fils a une part de responsabilité quant à ce qui est arrivé à l’enfant. Même s’il doit respecter plusieurs conditions de libération, ça ne suffit pas selon sa mère qui est hors d’elle et très inquiète.

Cette dernière veut qu’en aucune façon son fils ne voie son autre enfant, le petit frère de la fillette, en visites supervisées ce que le Tribunal de la jeunesse pourrait décider.

«Il faut que le procureur de la Couronne revienne en appel dans cette histoire-là de liberté conditionnelle et il ne faut pas qu’un juge de la Chambre de la jeunesse accepte des visites supervisées. Non, non. C’est injuste, trop injuste», soutient la grand-maman.

Le porte-parole du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a expliqué en entrevue à TVA Nouvelles qu’il est déjà arrivé qu’une décision de la cour quant à une enquête en révision de cautionnement soit portée en appel. «Des décisions sont déjà montées jusqu’à la Cour suprême, mais je ne dis d’aucune manière que c’est le cas ici», précise Jean-Pascal Boucher.

Libre

Libre depuis hier, l’accusé doit demeurer dans un endroit choisi par la cour, respecter un couvre-feu, se rapporter à la police chaque semaine, ne pas consommer de drogue et d’alcool et ne pas posséder d’armes à feu. Il ne pourra également pas entrer en contact avec certaines personnes liées au dossier.

Le père de la fillette est accusé de négligence criminelle causant la mort, de séquestration, d’abandon d'enfant et de ne pas lui avoir fourni les choses essentielles à la vie.