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Il affronte des taureaux après une déchirure au genou

Amélie St-Yves | Agence QMI

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Andréanne Lemire/Agence QMI

Un homme de 38 ans qui a eu un genou déchiré par un taureau l’année dernière est de retour dans l’arène du Festival western de Saint-Tite, après un hiver de réadaptation.

Le divertisseur de taureaux Dominic Roy savait que la blessure n’était pas banale quand il est tombé au sol dans l’arène de Saint-Tite, il y a un an jour pour jour. Sa jambe gauche ne fonctionnait plus normalement et il se demandait comment il allait sortir de là.

L’homme de 38 ans est un bullfighter dans le langage rodéo. Il a le mandat de protéger les cowboys qui viennent de se faire désarçonner par les taureaux sauvages. En équipe de trois au Festival western de Saint-Tite, les bullfighters captent l’attention des bêtes de plus de 1000 livres avec des mouvements et du bruit, pour que les cowboys s’en sortent vivants. Ils sont protégés par des vestes protectrices, mais ne portent pas de casque.

«Oui, c’est extrêmement dangereux. C’est des grosses bêtes, agiles, féroces. Certains ont des tempéraments un petit peu chauds», explique M. Roy, qui est originaire de Saint-Paul, dans Lanaudière.

Blessure

Il en était à son deuxième taureau, le soir du 8 septembre 2018, quand il n’a eu que très peu de temps pour agir. Le cowboy avait été projeté au sol, et le taureau fonçait dessus.

«Je suis rentré entre les deux. Le taureau m’a frappé avec sa corne du côté droit. Comme tel, il ne m’a pas fait mal, mais il m’a soulevé un peu dans les airs. Quand j’ai atterri, ma jambe était mal positionnée mais lui continuait de pousser sur moi. Le genou a viré dans un sens qu’il ne fallait pas», raconte-il.

Son ligament croisé antérieur a été déchiré dans son genou gauche.

Des employés sont venus l’aider à sortir tandis qu’il peinait à se tenir sur ses jambes, pendant que les deux autres divertisseurs surveillaient la bête.

Opération

Dominic Roy a été opéré en décembre. Les spécialistes lui ont enlevé un tendon de la cuisse pour reconstruire son genou.

Il a passé plus de trois mois à voir le physiothérapeute trois fois par semaine. Il a rapidement recommencé à marcher, puis à s’entraîner pour remonter dans l’arène.

Le travail a repris ce printemps, comme si rien n’était, mis à part une certaine inquiétude mentale qu’il a surpassée rapidement.

«C’est un métier dangereux. Il ne faut pas qu’on commence à se demander si on va être blessé ou non. On fait juste foncer et on va du mieux qu’on peut», laisse-t-il tomber.

Il travaille aux dix rodéos du Festival western de Saint-Tite cette année.

Ils se disent oui au Festival western

Des centaines de personnes ont attendu la sortie de l’église d’un couple de la Mauricie qui s’est uni, samedi, à l’occasion du traditionnel mariage western du festival. La candidature de Nathalie Hébert et de Dominic Gauthier Bernard a été retenue cette année, parmi la douzaine de demandes écrites reçues au festival.

Les deux amoureux, qui sont déjà parents de Tommy, 6 ans, et d’Évelyne, 19 mois, ont commencé des cours de danse country en janvier dernier en vue de leur mariage, et y ont pris goût, même si M. Gauthier Bernard indique avoir encore besoin de pratique.

Une blessure met fin à sa prestation

Un gymnaste a subi une impressionnante lacération provoquée par une corne de taureau, ce qui a mis fin à son spectacle tenu pendant le rodéo, samedi après-midi.

Emmanuel Lataste fait des pirouettes par-dessus les taureaux qui foncent sur lui, une discipline originaire d’Europe. Le taureau a relevé la tête dès son premier saut samedi après-midi, lui ouvrant la jambe avec sa corne sur une dizaine de centimètres. Le sang s’est mis à couler rapidement sur son pantalon éventré.

L’homme de Saint-Tite, mais originaire de France, a été transporté en ambulance, mais le directeur des rodéos, Sylvain Bourgeois, ne croyait pas qu’une artère soit touchée. Il était conscient lors du transport à l’hôpital.

«Il était juste choqué. Il est très orgueilleux», indique M. Bourgeois, qui lui a parlé au téléphone.