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Journée portes ouvertes sur fond d'incertitude

TVA Nouvelles

C’est maintenant devenu une tradition: chaque année, les fermes du Québec ouvrent leurs portes au public québécois, histoire de se rapprocher des consommateurs et de démystifier un mode de vie incontournable.

Jusqu’à 16h dimanche, une centaine de fermes de la province prenaient part à la Journée portes ouvertes organisée par l’Union des producteurs agricoles. Les résidents de l’île de Montréal n'étaient pas en reste, et étaient conviés au Parc olympique à la fois pour déguster des maïs frais, traire une vache ou s’initier à la tonte des moutons.

«Année à oublier»

Cette journée offre l’occasion d’aller à la rencontre des agriculteurs, qui traversent une période particulièrement difficile, certains qualifiant même 2019 d’année «à oublier». Les changements climatiques entraînent leur lot de défis, tout comme la pénurie de main-d’œuvre. Les nouveaux accords commerciaux imposent une pression supplémentaire sur plusieurs exploitants. Par ailleurs, le marché chinois est maintenant fermé pour les producteurs de porc.

Même la décision de la Ville de Montréal d’interdire l’utilisation du glyphosate sur son territoire d’ici la fin de l’année, qui peut sembler banale vu la faible activité agricole sur l’île, inspire des craintes.

«L’environnement politique, économique, bouge, et nous, les agriculteurs quelquefois, nous sommes entraînés malgré nous là-dedans et les conséquences sont difficilement mesurables à court, moyen et long termes», explique le président de l’UPA, Marcel Groleau.

«Il y a des risques qu’on doit gérer à la suite de ces accords-là, et ce qu’on déplore, c’est que souvent, les gouvernements signent ces ententes-là, mais quand vient le temps d’accompagner les producteurs dans les risques auxquels ils auront à faire face, ils sont souvent absents», poursuit-il.