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Demande d’autorisation d’une action collective de 4 M$ contre Guillot

Nicolas Saillant | Le Journal de Québec

PHOTO D’ARCHIVES, SIMON CLARK

Bien que le procès criminel ne soit toujours pas terminé, deux présumées victimes du pasteur Claude Guillot ont à nouveau témoigné dans le cadre de leur demande d’autorisation d’une action collective.

Accusé de sévices physiques et psychologiques à l’endroit de six garçons, le pasteur baptiste Claude Guillot, arrêté en décembre 2015, a vu son procès franchir la barre des 50 jours d’audience en juin dernier. Malgré le procès criminel qui doit reprendre lundi prochain, voilà qu’une cause civile le visant s’ouvrait lundi.

Dans cette demande d’action collective, les deux demandeurs réclament un total de 4 M$ au pasteur Guillot, à l’Association d’Églises baptistes évangéliques au Québec ainsi qu’à celle de Québec-Est et de Victoriaville.

Une somme supplémentaire à déterminer est aussi demandée pour les autres victimes inscrites au recours.

De retour à la barre

Les deux requérants, qui ont déjà passé ensemble 15 jours à la barre des témoins lors du procès criminel, ont témoigné des sévices qu’ils auraient reçus.

Le premier plaignant affirme avoir fait l’objet d’agressions physiques répétées alors qu’il avait entre 4 et 6 ans et qu’il fréquentait l’école la Bonne Semence à Victoriaville dans les années 1980.

Ce n’est toutefois qu’après son témoignage au procès criminel qu’il s’était effondré psychologiquement pour être hospitalisé plus d’un mois en psychologie.

« On m’avait frappé pour des esprits de niaiseries », a dit avec émotion l’homme aujourd’hui âgé de 40 ans.

Le deuxième requérant a quant à lui vécu 13 ans à temps plein et abandonné par ses parents chez Guillot. Avec aplomb, disant ne plus être intimidé par la cour, il a répété avoir reçu des corrections à la palette de bois.

Pas lieu d’être

Les avocats de Guillot et des Églises baptistes visées affirment que l’action collective n’a pas lieu d’être d’abord parce que les faits reprochés par la première victime datent des années 1980 et sont donc prescrits selon le Code civil.

L’avocat de l’Association a aussi fait valoir que même si Claude Guillot est au centre de ce recours, la situation vécue par les deux requérants est « extrêmement dissemblable ».

Par exemple, « M. Guillot ne relevait de personne » dans le cas de la deuxième victime puisqu’il s’était dissocié des autres églises évangéliques baptistes québécoises à cette époque.

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