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Difficile d'atténuer les impacts du REM

TVA Nouvelles

La fermeture du tunnel sous le mont Royal est une des étapes les plus redoutées dans le cadre des travaux du Réseau express métropolitain.

Prévue pour janvier, cette fermeture va bousculer les habitudes de milliers d'usagers du train de banlieue. Et même si des mesures d'atténuation totalisant 192 millions de dollars seront mises en place, bien des gens envisagent le pire.

«On est en otage, dit Caroline Viau, qui emprunte quotidiennement le train qui relie Deux-Montagnes à Montréal. Je pense qu'on s'en fout, juste carrément, de ce qui se passe.»

Les alternatives annoncées lundi sont loin de la rassurer.

«Je vais me retrouver à faire des heures de fou au travail, plus un voyagement de trois heures, presque, par jour, ajoute-t-elle. Donc, c'est moi qui vais être épuisée.

Les impacts seront majeurs pour les usagers de la ligne Deux-Montagnes, mais aussi celle de Mascouche.

En direction de Montréal, la ligne de Deux-Montagnes terminera alors sa course à la gare Bois-Franc. Il faudra prendre une navette et le métro pour se rendre au centre-ville. À partir de 2021, la ligne sera complètement fermée.

«Il s'agit cependant du meilleur scénario possible dans le contexte actuel», affirme la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau.

À Mascouche, les usagers devront se tourner vers le réseau local et le métro.

Avec l'ajout de navettes, il y aura en tout 62 autobus de plus. Des rabais de tarifs seront aussi offerts aux usagers.

Mais il y a une chose qui ne s'achète pas pour les 17 000 personnes touchées: le temps. Pour plusieurs, ce sera deux fois plus long de se rendre à destination.

Les automobilistes aussi pourraient sentir un impact, alors que davantage de personnes risquent de prendre leur voiture.

«Les risques sont que l'heure de pointe, qui est déjà de 5h30 à 9h30, va se prolonger et qu'en plus de ça, les lieux d'embouteillage vont débuter plus tôt aussi», prévoit Sarah Bensadoun, porte-parole du ministère des Transports.

Les usagers devront prendre leur mal en patience. Les travaux du REM doivent se poursuivre jusqu'en 2023... pourvu qu’il n’y ait pas de retard.

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