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Guilbault «assainit» le climat de travail de son cabinet avec deux congédiements

Alexandre Robillard | Le Journal de Québec

PHOTO STEVENS LEBLANC

La ministre de la Sécurité publique Geneviève Guilbault affirme qu’elle a «assaini» le climat de travail à son cabinet en congédiant deux de ses proches collaborateurs.

Notre Bureau d’enquête a rapporté la semaine dernière que Mme Guilbault avait perdu quatre employés, dont son chef de cabinet, au cours des derniers mois.

La semaine dernière, son cabinet s’était limité à déclarer qu’ils avaient «quitté», sans plus de précisions.

Lors d’un point de presse, lundi, la ministre a tenu à préciser qu’il ne s’agissait pas de départs volontaires pour deux d’entre eux.

«Certaines personnes n’avaient pas ces capacités, ce pour quoi je les ai congédiées», a-t-elle dit.

Cible de critiques quant à son choix de vocabulaire, elle s'est rétractée plus tard en après-midi sur Twitter. Elle a spécifié qu'elle n'aurait pas dû utiliser le terme «congédiement», mais plutôt parler d'«avoir mis fin à leur emploi».

 

Moral des troupes

Alain Lavigne, qui était chef de cabinet, et Pierre-Paul Côté, un conseiller qui avait également été directeur de cabinet adjoint, ont été «remerciés», a confirmé le directeur des communications de la ministre, Jean-François Del Torchio.

Les attachées Jacqueline Aubé et Caroline Lagacé ont quant à elles changé de cabinet.

L’incompétence des deux employés congédiés avait fini par «miner le moral du reste des troupes», a expliqué Mme Guilbault.

«Le climat ne s’est pas affaibli mais il s’est assaini, depuis le départ de ces personnes là», a-t-elle assuré aux journalistes.

L’ex-attachée Jacqueline Aubé a défendu les compétences des personnes qui ne travaillent plus avec Mme Guilbault.

«C’est dommage qu’elle n’ait pas pu profiter de nos années d’expérience», a-t-elle dit.

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