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Anaïs Guertin-Lacroix toujours hantée par le geste désespéré de son père

Véronique Racine

 - Agence QMI

COURTOISIE

Anaïs Guertin-Lacroix, chroniqueuse culturelle à QUB Radio, s’est confiée sur le suicide de son père, survenu alors qu’elle avait neuf ans, dans le cadre de la Journée mondiale de la prévention du suicide.

«C’est en 2015, la première fois que j’en ai parlé publiquement. Depuis, j’en ai pas tant parlé, et aujourd’hui, j’ai eu le besoin de le mettre sur les médias sociaux parce que c’est la première fois que je vis cette journée-là avec un petit garçon, mon petit homme Albert, donc on dirait que j’ai vu ça complètement différemment ce matin», a-t-elle révélé à l’animatrice Geneviève Pettersen mardi.

Anaïs Guertin-Lacroix a expliqué qu'elle espère changer «quelque chose dans la vie de certaines personnes» en écrivant publiquement sur le suicide.

«Les peu de fois que j’en parle sur les médias sociaux, c’est incroyable le nombre de commentaires, de courriels, surtout, que je reçois de gens qui me disent avoir vécu ou être dans une période plus sombre et c’est une des raisons pour laquelle j’en parle», a poursuivi la jeune chroniqueuse.

Elle est revenue sur le sentiment d’abandon que ressentent les jeunes enfants dont les parents se sont enlevé la vie. «Tu te sens abandonné, c’est sûr et certain, et tu ne comprends pas pourquoi il a fait ça et pourquoi il a fait ça à ta mère».

«Tu sais, tu ne peux pas comprendre ça quand tu as cet âge-là», a-t-elle mentionné.

Aujourd’hui, Anaïs Guertin-Lacroix se réjouit de l’ouverture de la société face à la détresse humaine. «C’est une autre époque», car maintenant, «on parle du suicide», a-t-elle dit.

«Avec mes amis, avec mes proches autour, j’ai toujours cette crainte-là de perdre quelqu’un», a-t-elle ajouté.

Si vous ou un de vos proches ont des pensées suicidaires, n'hésitez pas à composer le 1 877 APPELLE (277-3553) pour obtenir de l'aide.