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Des riverains de Sainte-Marthe-sur-le-Lac fourbissent leurs armes

TVA Nouvelles et Agence QMI

Des riverains qui s'opposent aux travaux de rehaussement et de renforcement de la digue tels qu'entamés à Sainte-Marthe-sur-le-Lac ont présenté une analyse critique du projet, mardi.

Le porte-parole des riverains contestataires, Serge Racette, accompagné d’un ingénieur indépendant et de son avocat, a présenté un plaidoyer en faveur d'un rehaussement de la digue moins élevé que celui mis de l'avant par la Ville. Ces riverains souhaitent que l'ouvrage soit haussé de 50 centimètres pour atteindre 25,5 m au-dessus du niveau de la mer, soit 1 mètre de moins que les 26,5 m prévus.

Sainte-Marthe-sur-le-Lac base ses travaux de renforcement de la digue sur la Loi québécoise sur la sécurité des barrages, une aberration selon les opposants.

«Le choix de faire une conception à partir de la loi sur la sécurité des barrages lorsqu’on veut construire une digue, déjà on fait fausse route. Ce n’est pas un barrage qu’on fait ici. On ne retient pas de l’eau», a expliqué l’ingénieur Marcel Roy.

Pour Serge Racette, la digue deviendra, au terme des travaux, «un ouvrage surdimensionné qui n’a aucun bon sens».

Toutefois, les riverains n'ont pas l'intention de déposer une demande d’injonction pour bloquer les travaux de la digue, ceux-ci privilégiant le dialogue.

Aucune réaction n’a encore été émise par la mairesse de Sainte-Marthe-sur-le-Lac, Sonia Paulus. Cette dernière mentionnait la semaine dernière qu’elle n’était pas prête à négocier. Le conseil de ville a d’ailleurs adopté une série de mesures judiciaires contre les riverains qui bloquent l’accès aux entrepreneurs chargés des travaux de la digue.

La Ville et certains riverains ne parviennent pas à s'entendre sur ce dossier. Les riverains craignent que le rehaussement de 1,5 m nuise à leur vue sur le lac des Deux-Montagnes et fasse diminuer la valeur de leurs propriétés.

Les travaux visent à renforcer la digue pour éviter une répétition du scénario du 27 avril dernier, lorsque le lac des Deux-Montagnes a eu raison de l'ouvrage, inondant ainsi des centaines de demeures.

Près de la moitié des citoyens qui ont pris le temps de répondre à un sondage commandé par la Ville et dévoilé la semaine dernière ont soutenu qu'ils comptent déménager vers une autre municipalité.

- Avec la collaboration d'Yves Poirier, TVA Nouvelles

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