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Faire témoigner un enfant, une tâche délicate

TVA Nouvelles

La décision de faire témoigner un enfant dans un procès, comme ce fut le cas mardi dans le dossier d’Ugo Fredette, n’est jamais prise à la légère, a expliqué l’avocat criminaliste et ancien procureur de la Couronne, René Verret, en entrevue avec Julie Marcoux à LCN.

«La première question, c’est qu’on doit se demander si vraiment c’est nécessaire de le faire entendre, souligne le juriste. On est bien conscients, évidemment, de la portée de la conséquence que peut avoir un témoignage comme ça pour un jeune enfant.»

Une fois cette nécessité établie, plusieurs moyens peuvent être pris pour s’assurer que les procédures se déroulent le mieux possible pour l’enfant.

«Je n’étais pas présent au procès, mais on a constaté qu’ils ont déposé le témoignage de l’enfant par le biais d’une bande vidéo, indique Me Verret. On n’a pas eu à le faire témoigner, ce qui est très bien. Pour ce faire, il fallait le consentement des parties.»

Selon lui, il s’agit d’une «bonne chose que les parties en soient arrivées à ce qu’on présente ce témoignage» sur vidéo.

«La difficulté, c’est de faire témoigner, mentionne-t-il. Ce n’est jamais facile. Il peut aussi être contre-interrogé par l’avocat de la défense.»

René Verret affirme que les enfants sont accompagnés tout le long du processus.

«Ce n’est jamais facile, dit-il. Avant de le faire, on les prépare, on les rencontre. Il y a toujours des gens qui les accompagnent, soit des membres de la famille ou ça peut être des policiers.»

Cette préparation est «très importante», puisqu’elle permet de rassurer l’enfant qui pourrait être stressé.

«Il y a aussi des dispositions dans le Code criminel qui permettent d’avoir un témoignage quand même plus facile, moins pénible pour l’enfant, précise-t-il. Notamment, le juge peut décréter un huis clos partiel pour le témoignage de l’enfant.»

Voyez l’entrevue complète de Me René Verret avec Julie Marcoux dans la vidéo ci-dessus.

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