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Ils ont levé le voile sur leur autisme

Yan Lauzon | Agence QMI

JOËL LEMAY / AGENCE QMI

Connu ou pas, il n'est pas facile de faire l'étalage de sa différence. Pourtant, plusieurs personnes choisissent d'aborder le sujet dans les médias. Voici sept personnalités masculines qui ont décidé de parler ouvertement du syndrome d'Asperger, un trouble du spectre de l'autisme.

Réal Béland

Jusqu'à l'hiver dernier, Réal Béland croyait que le malaise qu'il éprouvait en compagnie des gens était la conséquence directe de sa grande timidité. Or, on lui a appris qu'il se trompait quand on lui a assuré qu'il était atteint du syndrome d'Asperger. L'humoriste a reçu le même diagnostic que Charlotte, sa fille aînée. Comme il l'a confié tout récemment dans le magazine «La Semaine», l'artiste souffrait d'anxiété durant sa jeunesse et était «ultra timide» durant ses années à l'école secondaire. Aujourd'hui les choses vont mieux; à l'aube de la cinquantaine, il parvient même à gérer son trouble obsessionnel-compulsif.

Serge Denoncourt

TOMA ICZKOVITS/AGENCE QMI

Acclamé metteur en scène et juge coloré aux «Dieux de la danse», Serge Denoncourt a souvent des idées bien arrêtées. Mais en juin 2018, c'est de lui qu'il a décidé de parler ouvertement, du fait qu'il vit avec un spectre de l'autisme depuis qu'il est enfant. Lors de son passage sur le plateau de l'émission «Les échangistes», il a confié être capable de socialiser grâce à ses parents, avouant par contre avoir encore de «drôles d'agissements» à l'occasion. Il a même parlé d'un «tout petit côté «Rain Man» dans sa façon d'aborder certaines choses de la vie, comme lorsqu'il travaille au développement d'un spectacle.

Louis T

PHOTO COURTOISIE

Il était déjà âgé dans la mi-trentaine quand Louis T a finalement su qu'il vivait avec le syndrome d'Asperger. L'humoriste a décidé d'en faire l'annonce sur sa page Facebook à la fin de 2017, puis de s'exprimer sur différentes tribunes. En toute franchise, il a abordé de nombreux aspects de sa personnalité. Aussi, il a choisi d'en rire. Mais surtout, il s'est lancé à l'assaut des préjugés, voulant expliquer aux gens ce que représente le fait d'être autiste. Outre plusieurs interventions à la télé et à la radio, l'artiste a également porté sur ses épaules le documentaire «Apprenti autiste» diffusé à Télé-Québec.

Stéphane Yelle

ÉRIC CARRIÈRE/ AGENCE QMI

On le connaît grâce à «Gros zéro», «Sabrina» et autres chansons comiques de son groupe Yelo Molo. Mais sous des traits d'humour marqués et une bonne humeur scénique apparente, le chanteur Stéphane Yelle compose tous les jours avec un trouble du spectre de l'autisme. Loin de se laisser abattre par un diagnostic du syndrome d'Asperger, l'artiste et père de famille a investi des efforts afin de sensibiliser les gens à la défense des droits en santé mentale. Avec sa formation, il a aussi lancé, plus tôt cette année, la chanson «Atypique» qui parle de différence et qui vise à contrer la stigmatisation.

Steven Abadi

COURTOISIE OSA IMAGES

Le chanteur Steven Abadi a fait preuve d'audace lors des auditions à l'aveugle de la plus récente édition de «La Voix». L'homme de 22 ans est devenu le premier candidat asperger à tenter sa chance devant les caméras de l'émission. Avec une belle assurance, il s'est présenté devant les quatre coachs et a interprété le classique «My Way» de Frank Sinatra. Ses efforts ont porté leurs fruits, car il a intégré l'équipe de Marc Dupré. Mieux encore, il s'est rendu jusqu'à l'étape des duels. Puis, on lui a demandé de chanter au Gala Artis où il s'est placé à côté de Charles Lafortune, animateur de «La Voix».

Benjamin Gratton

STEVE MADDEN/AGENCE QMI

Il a beau être jeune, le fils de Mathieu Gratton et Patricia Paquin n'en est pas moins impliqué quant à la sensibilisation de l'autisme, un trouble qui l'affecte. Déjà en vedette dans des capsules web intitulées «Le monde de Benjamin», l'adolescent aux portes de l'âge adulte qu'est Benjamin Gratton ne lésine pas sur les efforts afin de démystifier son univers. Il n'a pas peur d'associer son visage et son nom à différentes initiatives aux côtés de ses parents, comme le concert-bénéfice «Le cadeau» présenté en novembre dernier pour venir en aide à la Fondation de l'autisme, ou encore le docu-réalité «Autiste, bientôt majeur» offert par MOI ET CIE.

Alexandre Poirier-Charlebois

PHOTO ARNAUD KOENIG-SOUTIÈRE

Afin de sensibiliser les gens aux aléas du syndrome d'Asperger auquel il est confronté tous les jours, Alexandre Poirier-Charlebois a décidé d'écrire un livre. L'étudiant a tenu à détailler son quotidien sur lequel plane ce trouble du spectre de l'autisme dans les pages de «Ma vie avec l'Asperger» qu'il a lancé en novembre 2017. Il a entre autres profité de cette tribune pour avouer que ses réactions à certains événements de la vie peuvent être bien différentes de celles dont les gens sont généralement témoins, ne cachant pas que son existence est parsemée de hauts et de bas. À l'aube de la trentaine, Alexandre Poirier-Charlebois est maintenant conférencier.

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