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Jarislowsky Fraser accroît son contrôle dans SNC-Lavalin

Pierre-Olivier Zappa | TVA Nouvelles

Le gestionnaire de portefeuille montréalais Jarislowsky Fraser annonce avoir acquis près de 4 millions d'actions supplémentaires de SNC-Lavalin depuis le printemps. Il détient désormais 10,8% des actions de la multinationale.

Mardi, le titre a bondi de 12,35% à la Bourse de Toronto. Un porte-parole a confirmé à TVA Nouvelles que Jarilowsky Fraser a accru sa participation dans SNC-Lavalin puisqu'elle y voit un fort potentiel de rendement.

«L’augmentation de notre participation dans SNC-Lavalin est en partie le résultat de la croissance récente des actifs dans la stratégie d’actions canadiennes», a déclaré le président et chef de la direction de Jarislowsky Fraser, Maxime Ménard.

La firme n'aurait pas acheté ces actions supplémentaires dans le but de formuler une offre d'achat éventuelle.

L'action de SNC-Lavalin a subi une raclée en bourse depuis un an. Le titre a perdu 70% de sa valeur.

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) demeure l'actionnaire principale, avec 19,9% des titres. Au cours des derniers mois, le géant gestionnaire de fonds RBC Global Asset Management a aussi réalisé des achats massifs d’actions de SNC-Lavalin. Il détient actuellement 29,2 millions d’actions, soit 16,6 % des actions en circulation.

Jarislowsky Fraser étant la propriété de la Banque Scotia, deux banques contrôlent désormais plus de 27% des actions de SNC-Lavalin. Le tandem surpasse ainsi la participation de la CDPQ.

Quel scénario?

Au milieu d'un scandale politique, d'un procès criminel, et de problèmes opérationnels majeurs, SNC-Lavalin subit la pression de la Caisse de dépôt. Récemment, Michael Sabia a lancé un «avertissement» aux administrateurs de la multinationale. Il a rappelé «l'urgence d'agir» pour redresser la barre.

Plusieurs scénarios sont actuellement étudiés par SNC et la Caisse. Celui de privatiser l'entreprise anime les discussions au cabinet du ministre de l'Économie. «Sortir SNC de la Bourse permettrait de régler les problèmes à l'abri des projecteurs», a soufflé une source gouvernementale proche du dossier. D'autres scénarios sont à l'étude, y compris celui d'une scission d'activités ou d'une vente d'actifs.

 

 

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