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La domination des GAFA a aussi un impact sur les agences de pub

Agence QMI

La domination des géants du web comme Facebook et Google n’a pas seulement un impact sur les médias, mais aussi sur le secteur de la publicité, soutient Alexis Robin, vice-président de la firme montréalaise lg2.

Les agences de publicité doivent composer avec la transformation de l’industrie de la pub depuis l’arrivée des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon), a expliqué M. Robin, en entrevue à l’émission «Dutrizac», sur les ondes de QUB radio, mardi. «C’est un phénomène qui est mondial», a-t-il précisé.

«Au Québec, au Canada, on a nos particularités, mais ça reste des géants qui ont des manières de faire qui sont mondiales, globalisées», a-t-il ajouté.

Alexis Robin estime que ce n’est pas un phénomène nouveau. En réalité, il y a une «érosion lente, mais qui est irréversible» depuis plus de dix ans, selon lui. Il soutient que la manière, dont les agences, rejoignait les gens à évoluer.

Avant, une jeune mère de famille qui souhaitait acheter une fourgonnette devait aller sur la page d’accueil d’une section automobile. «Maintenant, avec les géants du web, on ne cible plus ces environnements-là, on cible directement la personne [...] peu importe où elle se trouve», a illustré le vice-président de l'agence de publicité lg2.

Il a résumé le modèle des GAFA ainsi: «minimiser l’intervention humaine, minimiser les intermédiaires (les agences de pub), bâtir des relations plus directes avec les annonceurs et aller chercher une part plus importante du gâteau».

Alexis Robin est d’avis que ça change la donne et que ça démocratise notamment les outils. «Ça rend les clients des agences (les annonceurs) de plus en plus automnes», a-t-il précisé.

Face à cette évolution, les agences ont deux choix qui s’offrent à elles: soit «on espère que la tempête va passer ou on capitalise sur nos forces [...] à commencer par la créativité».

«Ces grands géants mettent beaucoup d’énergie sur le contenant sur la tuyauterie, moins sur le contenu», a-t-il noté.

Sur la question des revenus, Alexis Robin ne parle pas tant de réductions que d’un déplacement. «Ce n’est pas tant des jobs qui sont perdus que des jobs qui se déplacent», a-t-il ajouté.

À la question de savoir si les agences de pubs dont devoir avoir besoin de l’aide des gouvernements, M. Robin ne pense pas que c’est nécessaire pour le moment.